Les Warrants

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Paronymes varan et warrant

Le warrant (l´animal est le varan) se destine à ceux qui connaissent bien la Bourse car il repose sur des techniques assez complexes. Autant le potentiel est immense, autant le risque est proportionnel.

Définition

Le warrant est un contrat transférable qui confère à son détenteur le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre une quantité donnée d’un actif spécifique, à un prix déterminé d’avance, à la date d’échéance du contrat (warrant européen avec cotation dans les 6 jours précédents l’échéance) ou en tout temps jusqu’à cette date (warrant américain avec cotation de la création jusqu’à l’échéance).

Un warrant est un instrument financier qui donne à son détenteur le droit d’acheter (call warrant) ou de vendre (put warrant) un actif financier (le « sous-jacent ») à un prix (le « prix d’exercice ») et jusqu’à (ou à) une date d’échéance (maturité) fixés à l’avance. Financièrement, le principe est identique à une option ou, dans le cas d’un call, un bon de souscription d’actions.

Les warrants sont des produits sous-jacents. En effet, ils sont rattachés à un support (principale caractéristique des produits dérivés), ce support peut être une action, une obligation, des matières premières, des devises, un indice, …etc. Il existe donc des options d’achat appelées Call et des options de vente appelées Put.

La durée d’un warrant peut être de quelques mois ou de quelques années. En achetant un warrant, un investisseur essaie d’anticiper le sens de l’évolution du cours de l’actif sous-jacent. Un call permet de se positionner à la hausse du cours du sous-jacent, et un put à la baisse.

Un warrant est, par ses caractéristiques et les droits qu’il confère à son détenteur, très proche d’un bon de souscription mais ne peut pas lui être assimilé, en effet alors que le bon de souscription est émis par une société, le warrant est lui émis par une banque (BNP Paribas, Société Générale, Commerzbank, …). En conséquence, puisque le bon de souscription est émis par une société, son exercice donne lieu à la création d’une action nouvelle et donc à l’augmentation du capital de la dite société. Le warrant, au contraire ne crée pas d’action nouvelle car la banque qui propose le warrant achète le titre correspondant sur le marché et s’engage à le livrer à l’échéance au warrantier au prix fixé. L’émetteur s’engage à faire de l’animation de marché, c’est-à-dire qu’il s’engage à proposer en permanence une contrepartie aux investisseurs souhaitant acheter ou vendre les warrants. À la différence des options, la revente d’un warrant ne fait pas courir un risque de perte illimité, ce risque étant conservé par l’émetteur.

Comment gagner ou trader avec les warrants?

Un call permet de se positionner à la hausse du cours du sous-jacent, et un put à la baisse.

Si le cours du sous-jacent augmente, l’effet de levier amplifiera les variations du Call à la hausse et celles du warrant Put à la baisse . Inversement si le cours du sous-jacent baisse, l’effet de levier amplifiera les variations du Call à la baisse et celles du warrant Put à la hausse.

Perte maximale

La perte maximale est limitée au montant de la somme investie.

Quel est l’intérêt du du warrant?

Leur principal intérêt est d’offrir à leur détenteur un effet de levier par rapport aux mouvements du sous-jacent. Un petit mouvement du sous-jacent à la hausse de1 % (à la baisse) entraînera un mouvement du warrant dans des proportions plus grandes de 2% (exemple effet leviert 2)à la hausse (à la baisse) s’il s’agit d’un Call et inversement à la baisse (à la hausse) s’il s’agit d’un Put. Les warrants permettent aux investisseurs de profiter de la volatilité implicite du sous-jacent à la hausse comme à la baisse.

Il est aussi intéressant d’acheter des warrants dans le cadre de la couverture du risque de baisse du cours d’un actif. Si un investisseur détient un sous-jacent et pense que son cours va baisser, il peut décider d’acheter des warrants Put sur ce sous-jacent afin de rendre neutre une baisse éventuelle

 

De quoi dépend la valeur des warrants?

Le prix du warrant (prime) évolue en fonction de plusieurs paramètres : sa durée de vie, son prix d’exercice, le cours du sous-jacent, les dividendes attendus, la volatilité et les taux d’intérêt. Il est très faible par rapport au prix du sous-jacent. Mais sa valeur peut fortement fluctuer puisque le warrant suit l’évolution de l’actif sous-jacent. L’effet de levier multiplie les gain et les pertes.

L’effet de levier : L’investisseur peut bénéficier d’un fort effet de levier.L’effet de levier, aussi appelé l’élasticité, détermine la variation du prix du warrant pour 1 % de variation du sous-jacent. Il se calcule selon la formule suivante : Effet de levier = (Delta x Cours sous-jacent) / (Prix warrant x Parité). La formule de référence pour le calcul du prix d’un warrant est une extension du Modèle Black-Scholes. Le prix d’un warrant a deux principales composantes : la valeur intrinsèque et la valeur temps.

 

Le temps : Le temps joue contre la valeur du warrant : celui-ci perd de la valeur à mesure que l’échéance s’approche (on parle de « maturité »). Les warrants de courte durée seront beaucoup plus sensibles au temps que les warrants de longue durée.

La volatilité : elle représente l’amplitude passée (volatilité historique) ou anticipée (volatilité implicite) avec laquelle les cours de l’actif sous-jacent évoluent à la hausse comme à la baisse. Plus elle est grande, plus la prime du warrant sera élevée car il existe alors une probabilité plus grande que le prix d’exercice soit atteint. En revanche, lorsque l’incertitude sur l’évolution du cours du sous-jacent baisse, la volatilité tend à baisser et la valeur du warrant peut également baisser même si la tendance du sous-jacent correspond à l’anticipation qui a été faite.

 

 

Un warrant est dit « dans la monnaie » quand le cours du sous-jacent est supérieur au strike dans le cas d’un Call ou inférieur dans le cas d’un Put. La valeur est positive quand le produit est dans la monnaie

Le produit est « en dehors de la monnaie » quand le cours du sous-jacent est inférieur au strike pour un Call et supérieur pour un Put. Enfin il est « à la monnaie » quand le cours du sous-jacent est égal au strike. Indépendamment du niveau du cours du sous-jacent par rapport au prix d’exercice du warrant, le produit aura toujours un prix qui est fonction de différents paramètres. La valeur est nulle quand le warrant est en dehors de la monnaie ou à la monnaie

La valeur se calcule selon la formule suivante : Pour un Call = (Cours sous-jacent – Strike) / Parité Pour un Put = (Strike – Cours sous-jacent) / Parité

Le prix d’exercice influe sur la valeur intrinsèque, plus il est élevé plus basse sera la valeur intrinsèque d’un Call et plus élevée sera celle d’un Put.

Différences entre options et warrants

  • Les warrants sont émis directement par des établissements bancaires ou des entreprises d’investissement. L’émetteur s’engage à assurer l’animation de marché, c’est-à-dire qu’il s’engage à proposer en permanence une contrepartie aux investisseurs souhaitant acheter ou vendre les warrants.
  • Le nombre de warrants émis par l’émetteur est limité. Par conséquent, l’animation de marché, côté vendeur, peut disparaître lorsque tous les warrants ont été souscrits par les investisseurs. En telle situation, le warrant est dit « bid only ».
  • La date limite de revente dépend du choix effectué par l’émetteur du warrant.
  • Contrairement aux options, il n’est pas possible de vendre à découvert un warrant. Ceci limite les stratégies optionnelles et limite le risque pour l’acheteur dont la perte maximale possible est limitée à la prime payée.
  • La plupart des warrants sont des warrants européens.

 

 

Qui les émets?

Les warrants sont émis par des établissements financiers qui assurent eux-mêmes la tenue de marché de leurs warrants. L’émetteur de warrants assure l’encadrement des cours et la liquidité du carnet d’ordres selon des règles définies par l’entreprise de marché, Euronext.

Exemple de warrant :

Prenons l’exemple d’un warrant sous-jacent de l’action Total qui donne le droit d’acheter l’action à un prix fixé de 40 euros (le prix d’exercice) jusqu’au 30 juin 2010 (l’échéance). A l’échéance du warrant, si l’action cote 50 euros, le Call warrant vous donne le droit d’acheter des actions pour seulement 40 euros. Le Call warrant vaut sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire la différence positive entre le cours du sous-jacent et le prix d’exercice (dans notre exemple : 50 – 40 = 10 euros). Le prix des warrants étant en général faible, de quelques centimes à quelques euros, il est aisé de comprendre le fort potentiel qu’ils représentent (Si achat à 0,10€, la vente à échéance à 10€ donne une progression de 10000%).

Dans le cas où le marché vous donne tort et où l’action Total baisse (action cotée 35 euros par exemple au 30 juin 2010), votre Call Warrant vous permet toujours d’acheter les actions à 40 euros : Aucun intérêt. La valeur intrinsèque de votre warrant est nulle. Vous avez perdu l’intégralité de la somme investie : Le prix des warrants. Les pertes restent cependant moindres à un investissement direct en action (Perte de 0,10€ par warrant au lieu de 5€ par action).

Le principe est le même pour les Put warrants qui permettent d’anticiper la baisse d’un cours ou de faire une opération de couverture sur les valeurs en portefeuilles. En effet, si l’action baisse, le warrant permettra de se couvrir en vendant les actions au prix fixé à l’avance (40 euros). Ceci permettra de «contrer» la baisse des actions en portefeuilles.

Mon conseil pour vous

Si vous voulez débuter en Bourse, vous feriez peut-être mieux de passer votre chemin ! Du fait de l’importance du risque et de son fonctionnement parfois obscur, le warrant est déconseillé aux novices de la finance. En effet regardez les baisses, et plus n´oubliez pas plus le temps s´écoule plus le warrant perd de la valeur.

 En finance, les notions de risque et de rentabilité sont étroitement liées.

warrant flop 08 09 2015

warrant top 08 09 2015

Autant les gains sont alléchants autant les pertes sont douloureuses.

Comment acheter et vendre des warrants ?

Pour passer un ordre sur un warrant, il suffit d’un compte titres ouvert chez un intermédiaire financier. Les warrants peuvent s’échanger sur une plage horaire plus importante que les actions, 8h – 22h par exemple. Ils peuvent ainsi être achetés puis revendus avant leur date d’échéance autant de fois que souhaité.

 

 

Conclusion

Ne touchez pas sans y connaitre quelque chose , car le temps joue contre vous.

  • Les warrants permettent de se positionner à la hausse ou à la baisse des cours d’un actif sous-jacent avec un effet de levier.
  • Ce sont des instruments de spéculation risqués réservés à des investisseurs très avertis.
  • Le temps qui court réduit la valeur du warrant.
  • L’effet de levier amplifie les gains et les pertes. En cas de mauvaise anticipation de l’évolution du sous-jacent, le porteur peut perdre la totalité de son investissement, même avant l’échéance.

historique

Apparus en Suisse en 1985, les warrants sont des instruments financiers dérivés d’un actif, appelé « sous-jacent ». En France les warrants sont échangés à la  Bourse de Paris depuis 2003, le nombre de produits traités est passé de 10 000 en 2003 à environ 14 000 en 2011.

Depuis, les warrants sont émis sur une gamme très diversifiée de sous-jacents tels que les actions, les indices, les taux d’intérêts, les métaux, les matières premières et les taux de change.

Le marché des produits de Bourse a subi quelques changements du côté des émetteurs de warrants :

  • En juin 2008 Calyon a cessé d’émettre de nouveaux produits
  • Goldman Sachs a également cessé l’activité après une tentative d’incursion sur le marché français, à travers des produits à dominante thématique (marchés émergents, matières premières). Seuls les produits encore en vie restent échangeables.
  • Dresdner a été absorbé par Commerzbank : tous les produits sont maintenant émis par Commerzbank.
  • ABN-AMRO a été absorbé par RBS qui a repris l’activité.

 

Vocabulaire :

Actif sous-jacent

C’est l’actif support du contrat. L’actif sous jacent d’un contrat à terme peut être un actif physique (matières premières ou agricoles), un instrument financier (actions, obligations, taux d’intérêt, cours de change) ou encore un indice boursier ou climatique.

 

Effet de levier

Pour intervenir sur les contrats à terme il suffit de verser un dépôt de garantie auprès de son intermédiaire. En général, ce dépôt de garantie représente entre 5 % et 10 % de la valeur nominale du contrat, ce qui permet à l’investisseur de bénéficier d’un effet de levier (il fait donc crédit) : il est possible de prendre position sur un montant nominal donné tout en ne mobilisant qu’une partie de ces ressources, toutefois les appels de marges peuvent ruiner l´effet de levier. En effet vous spéculer le 1er    pour un montant de 10€ de dépôt de garantie (donc une valeur total plus forte par exemple 100), le 2 par exemple vous perdez 100 il va y avoir un appel de marge de 90 à payer immédiatement que vous vendiez ou non même si le 3 vous pouvez faire un gain de 200. À cause de l´effet de levier vous pouvez perdre plus que votre mise initiale.

Position longue/achat/bull/call

Dans une position longue, le trader est confiant que le titre qu’il possède va lui rapporter un profit, grâce à une plus-value revente future, grâce au versement de dividendes, ou bien grâce au contrôle acquis sur une entreprise. Il achète un titre dans le but de le revendre en encaissant une plus-value. Cette position non limitée dans le temps est donc logiquement qualifiée de « longue » et le trader peut être qualifié d’investisseur au sens classique du terme. Le taureau charge en avant

Position courte/bear/short vente/put

Un trader se trouve dans une position courte lorsqu’il a emprunté des titres par la vente à découvert qu’il devra rendre au prêteur à une échéance fixe. Il vend donc ce jour à un prix fixé un produit qu´il ne livrera que demain (il va donc également l´acheter demain). Si le prix à baisser demain, ce dernier aura vendu plus chère un bien qu´il a acheté moins chère le lendemain et va donc encaisser un profit. Cette position est limitée dans le temps est donc logiquement qualifiée de « courte » et le trader peut être un spéculateur (un parieur). Dans une position courte le trader est confiant que le cours du titre emprunté va baisser, ce qui va permettre de réaliser une plus-value lors du rachat du titre. L’ours se léve et attaque en arrière

 

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