Les futures : une véritable assurance pour protéger un portefeuille

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Le blé peut être un sous-jacent d´un contrat de type Future

Un contrat à terme ou « future » en anglais, est un engagement négocié entre deux contreparties qui permet d’acheter ou de vendre une quantité déterminée d’un actif sous-jacent (blé…) à une date prédéterminée (dans le futur ) à un prix convenu à l’avance. C´est donc un contrat à terme.

Les contrats à terme ayant pour sous-jacent des produits agricoles (maïs, blé, cacao, sucre…) existent depuis plus d’un siècle et sont largement utilisés par les opérateurs.

Les contrats à terme sur instruments financiers, plus récents, connaissent depuis les vingt dernières années un développement spectaculaire en Europe.

En fixant dès la conclusion du contrat les conditions financières des opérations à venir, les contrats à terme permettent de gérer les risques liés à de futures opérations financières. Ils répondent également aux besoins des investisseurs individuels, en leur donnant la possibilité de protéger un portefeuille ou de dynamiser des performances.

 

Les contrats futures se négocient exclusivement sur des marchés officiels et régulés (Matif, Liffe, CBOT, Eurex…). Seuls les membres du marché ont accès à la négociation.

 

Utilisation des futures

Pour un agent économique qui cherche une protection contre le risque de fluctuation des prix des matières premières ou des indicateurs financiers, les futures permettent de fixer à l’avance le prix de l’actif sous-jacent.

Exemple : un producteur de vin de Bordeaux envisage de mettre en vente sa production en novembre de l’année en cours. Il vend donc une quantité appropriée de contrats pour cette échéance. Quel que soit le prix du vin de Bordeaux en Novembre, il a l’assurance de pouvoir vendre sa production au prix négocié lors de la vente des contrats. En contrepartie, il perd la possibilité de profiter d’une hausse éventuelle du cours du vin de Bordeaux.

Les intervenants sur le marché des futures ne sont pas tous à la recherche d’une protection contre les changements des cours. Il y a en gros les hedger et les traders. Les premiers souhaitent se protéger contre un risque et les seconds spéculent pour réaliser un gain.

Les spéculateurs veulent réaliser des gains en pariant sur l’évolution des cours : s’ils anticipent une baisse des cours, ils vendent des contrats, réalisant ainsi une plus-value en les rachetant moins cher quand l’échéance approche. A l’inverse s’ils anticipent une hausse des cours ils achètent des contrats, ce qui leur permet de les revendre plus cher plus tard.

 

Les traders sont utiles au système, surtout chez les futurs.

S’il n’y avait que des  » hedgers  » (ceux qui utilisent les futures comme instrument de couverture) sur le marché, les vendeurs proposeraient toujours le prix le plus élevé possible, et les acheteurs le plus bas possible. La différence entre le prix moyen offert et le prix moyen demandé (le spread) serait en permanence très importante, et très peu de transactions pourraient se faire. Les spéculateurs intercalent des offres intermédiaires et apportent donc de la liquidité au marché. Pour résumer, pour qu’un hedger puisse se couvrir contre la hausse des cours, il faut qu’il y ait en face de lui un spéculateur qui lui, parie sur la baisse des cours !

 

 

 

Comment ça fonctionne le futur en bourse?

 

Les contrats à terme sont des produits standardisés négociables sur un marché réglementé par le biais d’intermédiaires spécialisés en produits dérivés. Ils peuvent être achetés ou vendus tout au long de leur durée de vie. Vous pouvez ouvrir une position indifféremment en achetant ou en vendant un contrat à terme. Inversement, vous pouvez fermer votre position en rachetant ou en revendant ce même contrat à terme avant la date d’échéance. En pratique, la plupart des positions ouvertes sont closes avant leur expiration.

Si vous anticipez la hausse d’un actif sous-jacent, vous pouvez acheter un contrat à terme, c’est-à-dire prendre une position longue, ce qui vous engagera à acquérir l’actif sous-jacent, ou l’équivalent en espèces, à un prix pré-convenu et à une certaine date. un dépôt de garantie est requis. C’est une caution qui permet d’assurer la bonne fin des opérations en cas de défaillance d’une ou des parties.

Puis, chaque jour, après la clôture du marché, vous recevez des notifications d’appels de marge. Ils correspondent aux profits ou pertes de votre position et dépendent de la réalisation (ou non) de votre anticipation.Si à la clôture de la position ou au plus tard à la date d’échéance, le prix du support du contrat est supérieur au prix spécifié à la conclusion du contrat, l’acheteur du contrat réalise un profit et le vendeur du contrat subit une perte. A l’inverse, si à la clôture de la position ou au plus tard à la date d’échéance, le prix du support du contrat est inférieur au prix spécifié à la conclusion du contrat, l’acheteur du contrat subit une perte et le vendeur réalise un profit.

Ainsi, en cas de bonne anticipation, vous êtes bénéficiaire de l’appel de marge. Dans le cas contraire, vous êtes redevable de l’appel de marge.

Dans l’hypothèse où le solde de votre compte ne suffit pas pour faire face à l’appel de marge, votre position peut être soldée et le dépôt de garantie servir à apurer l’appel de marge.

 

Durant toute la vie du future, vous pouvez dénouer votre position. Cette décision s’avère impérative notamment lorsque votre anticipation semble s’éloigner de la réalité. Pour cela, il suffit de prendre une position de sens inverse à votre position initiale ! Si vous attendez l’échéance du future, l’opération est débouclée automatiquement. Il donne lieu soit au règlement d’un dernier appel de marge soit à la livraison de l’actif sous-jacent. La liquidation ou dénouement des futures arrivés à échéance a lieu le 3ème vendredi de chaque mois.

Appel de marge

Le mécanisme de l’appel de marge est le suivant : chaque jour, après la clôture du marché, la chambre de compensation calcule les gains ou pertes de chaque opérateur.

Par exemple, un opérateur A a acheté 1000 contrats à terme à 100 et un opérateur B les a vendus. En fin de journée, le marché a baissé et ceux-ci valent 95. La chambre de compensation va prélever sur le compte de A ou, si le compte de A n’est pas suffisamment approvisionné, exiger de A qu’il verse avant le lendemain à l’ouverture du marché, la somme de ( 100 − 95 ) ∗ 1000 = 5000 . À l’inverse, B, qui a vendu ces mêmes contrats à terme, va être lui crédité de ce montant de 5000 sur son compte à la chambre de compensation.

Lorsqu’un opérateur ne peut pas payer un appel de marge, sa position est soldée sur le marché. Les ajustements se font donc chaque jour et le risque de contrepartie pris par la chambre de compensation est limité aux variations journalières qui est, lui, déjà couvert par les dépôts de garantie. Le risque global est donc nul.

Lorsque le marché est limit up ou limit down, les cotations sont interrompues jusqu’à ce que la chambre de compensation ait pu procéder à un appel de marges, appelé en anglais intra-day margin call, et l’encaisser.

un marché standardisé

Les contrats à terme sont standardisés par le marché à terme qui les crée :

  • quantité d’actif sous-jacent par contrat (appelée quotité) ;
  • qualité dudit sous-jacent, appelée grade en anglais (par exemple moins d’un pourcentage donné d’humidité) ;
  • détails de la livraison et pénalités de retard ;
  • devise de cotation ;
  • pas de cotation, appelé tick en anglais ;
  • échéances, qui sont désignées de façon standard par une lettre de l’alphabet suivie du dernier chiffre de l’année (par exemple H6 désignera mars 2006) ; les plus fréquentes sont les échéances trimestrielles :
    • H : mars
    • M : juin
    • U : septembre
    • Z : décembre
  • variations journalières maximum et procédure en cas de limit up ou limit down ;
  • ainsi que journées de cotation, horaires d’ouverture, etc.

Tout ceci permet aux opérateurs de se consacrer uniquement à l’évolution du prix et de pouvoir comparer les contrats plus facilement. Par ailleurs, les prix sont publics et transparents et l’information est donc disponible pour tous les opérateurs.

La livraison

Les détails du processus de livraison du sous-jacent sont publics. Quantité, qualité, date et lieu sont standardisés et sont déterminés par les autorités du marché à terme lors de la création de chaque « échéance » du contrat à terme.

Il y a livraison physique du sous jacent ou règlement en numéraire.

Un constat est que la livraison est rare. En effet, les opérateurs ferment le plus souvent leur position avant l’échéance du contrat, c’est-à-dire qu’ils rachètent ou revendent sur le marché le nombre exact de contrats à terme qu’ils y avaient auparavant vendus ou achetés.

Dans certains cas, comme celui des contrats sur indices ou sur taux (par exemple sur taux IBOR), une livraison serait impossible car l’actif sous-jacent n’existe pas physiquement. Dans ce cas on procède donc simplement au paiement de la différence de prix entre le cours de clôture du contrat et la valeur finalement constatée de l’actif. Cette procédure est appelée cash settlement, c’est-à-dire mot-à-mot : règlement en numéraire.

Le type de livraison (livraison en numéraire ou livraison du sous-jacent) est clairement indiqué dans le contrat.

Il peut aussi exister des contrats à terme sur un actif physiquement existant dont la livraison se fera en numéraire.

Exemple : Couverture d’un portefeuille

ƒ Votre portefeuille de 150 000 € investi en actions françaises a une composition proche de celle de l’indice CAC 40®. Vous anticipez une baisse du CAC 40® échéance juillet. Vous souhaitez protéger votre portefeuille contre cette baisse du marché. Vous décidez de vendre des contrats à terme sur l’indice CAC 40®. Le 24 juin l’indice CAC 40® vaut 4 533,40 € et le contrat à terme sur l’indice CAC 40® échéance juillet cote à la vente 4 548,50. Vous vendez 3 contrats sur l’indice pour une valeur nominale de 4 548,50 x 3 x 10 €= 136 455 €. Cas 1 : baisse du marché 1 mois plus tard, l’indice CAC 40® a perdu 5 % (4 306,73) et le future CAC 40® échéance juillet cote 4 321.

– Valeur du portefeuille :

150 000 x 95 % = 142 500 €

– Gains sur le future CAC 40® :

  • 6 825 € = (4 548,50 – 4 321) x 3 x 10

– Valorisation totale du portefeuille :

149 325 €

Cas 2 : hausse du marché

ƒ 1 mois plus tard, l’indice CAC 40® a progressé de 3 % (4 669,40) et le future CAC 40® cote 4 683.

– Valeur du portefeuille :

150 000 x 103 % = 154 500 €

– Pertes sur future CAC 40® :

– 4 035 € = (4 548,50 – 4683) x 3 x 10

– Valorisation totale du portefeuille :

150 465 €

Dans un cas comme dans l’autre les gains (ou les pertes) enregistrés sur le contrat à terme compensent quasi-exactement les pertes (ou les gains) réalisées sur le portefeuille au comptant. La vente de contrats à terme a permis de protéger votre portefeuille en le « figeant ». Mais cela entraîne un coût d’opportunité si le marché poursuit sa hausse.

Quel est l’intérêt du futur?

L’avantage fondamental présenté par les contrats à terme par rapport à leur prédécesseur de gré à gré, les forwards, est l’existence d’une chambre de compensation avec contrepartie centrale. Celle-ci, dès qu’une transaction est enregistrée auprès d’elle, se substitue en tant que contrepartie au vendeur et à l’acheteur initial. Ainsi, lorsqu’un opérateur A achète un contrat à un opérateur B, la transaction est en réalité divisée en deux : A achète à la chambre de compensation, B vend à cette même chambre. Ainsi, si B devait faire défaut (c’est-à-dire ne pouvait honorer son engagement), A n’en subirait aucune conséquence. Cette contrepartie centrale (par exemple joué par LCH.Clearnet, notamment en France) doit, pour jouer effectivement son rôle, disposer de mesures de gestion des risques adaptées (cf. rapport CPSS/IOSCO2).

La chambre de compensation est l’acheteur de tous les vendeurs, et le vendeur de tous les acheteurs. Elle centralise donc les risques de contrepartie, qu’elle annule :

  • en fixant, en accord avec la bourse concernée, une amplitude maximale de fluctuation quotidienne des cours, au-delà de laquelle le marché est automatiquement fermé (on dit limit up s’il est fermé à la suite d’une hausse des cours, limit down si c’est à cause d’une baisse) ;
  • et en exigeant de chaque intervenant :
    • un dépôt de garantie, appelé indifféremment deposit ou initial margin en anglais, qui n’est généralement pas inférieur, par contrat, à la fluctuation quotidienne maximale autorisée,
    • et un appel de marge quotidien, appelé variation margin en anglais, dont le but est de reconstituer le dépôt de garantie si celui-ci a été entamé par une fluctuation contraire du marché.

 

C´est avant tout un produit destiné à se protéger contre une baisse des cours. Le future permet d´acheter à crédit c´est à dire avec un effet de levier fort. Mais le meilleur dans le future c´est que vous pouvez gagner et ce, même sur un marcher à la baisse, ce qui est le summum de la finance.

 

Quels sont les risques d’investir dans un future ?

Avec un dépôt de garantie initial faible, l’investisseur bénéfice d’un effet de levier. Attention, l’effet de levier fonctionne à la hausse comme à la baisse. Cela signifie qu’il amplifie aussi bien les gains que les pertes. Toute anticipation contraire au sens des marchés peut rapidement se traduire par une perte financière importante. Il est donc primordial de suivre attentivement l’évolution réelle du sous-jacent afin de déboucler à temps une position défavorable.

Voir le film margin call, qui dit que les appels de marges ont fait une crise financière.

Il y des frais, les appels de marge et l´effet de massue. Vous pouvez y perdre beaucoup, de plus le produit est réservé aux experts. De plus avec les frais de gestion, les petits joueurs sont systématiquement plumés par les intermédiaires. Il faut donc avec les moyens de vos ambitions pour jouer avec les futures, ce n´est pas possible pour le commun des mortels. En effet même avec les diplômes, les formations etc les futures sont risqués. Ils sont surtout risqués  à cause de l´effet de levier vous pouvez perdre plus que votre mise initiale.

Exposition au marché à la hausse comme à la baisse

 

Habituellement, lorsque vous investissez en actions, vous obéissez à la règle qui conduit à acheter d’abord au plus bas, et vendre ensuite au plus haut, afin d’en tirer un bénéfice. Sur un marché à terme, vous avez la possibilité d’initier une opération en vendant des contrats à terme. Si vous anticipez la baisse d’un actif sous-jacent, vous pouvez vendre un contrat à terme, c’est-à-dire prendre une position courte, ce qui vous engagera à livrer l’actif sous-jacent, ou l’équivalent en espèces, à un prix pré-convenu et à une certaine date. Si votre anticipation est exacte vous encaissez la différence et faite un gain. En effet vous avez vendu par avance 100 un produit que vous allez acheter 90.

Cela veut dire que vous pouvez gagner de l´argent dans un marcher baissier ou haussier ce qui est génial.

 

 

FAQ :

 

Pourquoi le cours du contrat à terme sur l’indice CAC 40® est-il parfois différent de la valeur de l’indice CAC 40® ?

 

Contrairement au taux d’intérêt nominal, un contrat à terme vaut le prix de l’actif sous-jacent aujourd’hui augmenté du taux d’intérêt sur la période, augmenté ou diminué des éléments qui, jusqu’à l’échéance vont influer sur les prix de l’actif sous-jacent (notamment les dividendes). C’est pourquoi les cours peuvent être différents. Plus on se rapproche de l’échéance et plus le cours du contrat à terme se rapproche du cours du sous-jacent.

 

 

Comment déboucler sa position ?

 

Pendant toute la durée de vie du contrat il est possible de déboucler sa position sur le marché grâce à la possibilité de négocier à tout moment. Il suffit de réaliser une opération de sens inverse à l’opération initiale. Toutefois, si on attend l’échéance, l’opération sera débouclée automatiquement et donnera lieu au règlement d’un ultime appel de marge.

 

Comment reconduire /repousser sa position sur une autre échéance ?

 

Sur instruction du client, l’intermédiaire effectuera le « roll » de la position pour reconduire une position acheteuse, l’intermédiaire exécutera simultanément une vente sur l’échéance du mois en cours et un achat sur une échéance plus lointaine, pour reconduire une position vendeuse, l’intermédiaire exécutera simultanément un achat sur l’échéance du mois en cours et une vente sur une échéance plus lointaine.

 

 

Comment acheter ou vendre des contrats à terme ?

 

Si vous désirez acheter ou vendre des actions, vous devez passer un ordre d’achat ou de vente sur le marché des actions. La démarche est similaire pour les contrats à terme. Les contrats à terme sont achetés et vendus sur les marchés à terme de NYSE Liffe, lieu de rencontre entre les acheteurs et les vendeurs. Acheteurs et vendeurs ne se rencontrent pas personnellement, mais grâce à un intermédiaire qui achemine les ordres sur le marché. Cette intermédiation est assurée par un courtier en ligne, un courtier ou plus rarement une banque

à réseau. NYSE Liffe vous assure que votre ordre sera bien exécuté et vérifie que la procédure est effectuée dans les règles. Votre intermédiaire ne peut en aucun cas avoir d’influence, ni sur votre ordre, ni sur les cours.

 

Y a t´il des frais de transaction ?

 

A l’instar des transactions sur actions, des frais de transaction vous seront demandés pour la négociation des contrats à terme. Ces coûts ne sont pas uniformes et diffèrent légèrement d’un intermédiaire à l’autre. Aussi n’hésitez pas à demander à plusieurs intermédiaires leur tarification respective.

 

 

 

Conclusion :

 

Ce n´est vraiment pas un produit réservé à monsieur et madame tout le monde, sauf éventuellement si vous êtes un producteur et encore.

 

  • Le future est instrument très risqué. Il bénéficie d’un effet de levier qui amplifie aussi bien les gains que les pertes potentiels (effet de massue).
  • C’est un contrat ferme qui engage ses contreparties.
  • Un dépôt de garantie (entre 5% et 10% de la valeur du future) est demandé et des appels de marge sont versés en cas de gains ou de pertes potentiels.
  • Le future est négociable tout au long de sa durée de vie.
  • Il permet de se couvrir contre les fluctuations du marché mais aussi de profiter de la hausse du marché.

Historique

Premiers, par leur volume, des produits dérivés, les contrats à termes constituent une standardisation par rapport aux contrats à terme dits forwards, instrument de gré à gré, qui sont leur ancêtre direct.

Ces transactions à terme permettaient aux producteurs de bloquer un prix longtemps à l’avance et de se protéger d’un effondrement des cours. Le vendeur ne profite donc pas d’une éventuelle hausse des prix. En revanche, il est protégé si les cours baissent.

Les contrats à terme sont apparus sous leur forme actuelle dans la deuxième moitié du XIXe siècle aux États-Unis sur les marchés de céréales (maïs, blé, avoine, etc.). Dès le XVIe siècle, certaines marchandises étaient déjà l’objet de négociations autour de contrats à terme, comme le témoignent, par exemple, les archives de la Compagnie des Indes.

Puis, devant le succès de la formule, ont été progressivement mis en place pour un grand nombre de produits de base, matières premières et produits agricoles : or, argent, pétrole, gaz naturel, soja, bétail, coton, etc.

Au cours des années 1970, ils ont été étendus à des produits uniquement financiers :

  • d’abord les devises, sans grand succès,
  • puis les taux d’intérêt : emprunts d’État et taux IBOR.

C’est là qu’ils ont trouvé leur utilité économique principale, et connu une croissance phénoménale. Ils ont depuis été adaptés avec succès aux indices boursiers.

 

Vocabulaire :

Actif sous-jacent

C’est l’actif support du contrat. L’actif sous jacent d’un contrat à terme peut être un actif physique (matières premières ou agricoles), un instrument financier (actions, obligations, taux d’intérêt, cours de change) ou encore un indice boursier ou climatique.

Echéance

C’est la date de fin de validité du contrat. Pour les contrats à terme, les dates d’échéance sont standardisées

(le 3ème vendredi du mois d’échéance). L’investisseur choisit l’échéance sur laquelle il veut négocier dans la gamme des échéances existantes. La plus négociée est généralement celle du mois en cours. Par exemple, concernant le contrat à terme sur l’indice CAC 40®, les négociations sont simultanément ouvertes sur 14 échéances glissantes mensuelles, trimestrielles et semestrielles.

Dépôt de garantie

C’est le montant de dépôt exigé préalablement à toute négociation. Il sera bloqué sur votre compte. Votre intermédiaire doit lui-même verser un dépôt de garantie auprès de la chambre de compensation et se doit de demander à son client au minimum le même montant de dépôt. Votre intermédiaire financier peut accepter en garantie d’autres actifs que les espèces, tels que des titres de créance, des titres de capital ou des OPCVM. Ces actifs sont valorisés quotidiennement à leur valeur de marché ou à leur valeur liquidative et se voient appliquer un taux d’abattement fixé par votre intermédiaire. Pour le contrat à terme sur l’indice CAC 40® le dépôt de garantie était de 2 500 € au 25 juillet 2012. Ce montant est révisable à tout moment par la chambre de compensation en fonction des évolutions de marché. Ce montant est également susceptible d’être majoré par votre intermédiaire financier.

La valeur d’un contrat

C’est la valeur sur laquelle porte l’engagement. Valeur du contrat = nombre de contrats x valeur d’un point d’indice x cours du contrat à terme. Exemple : Pour le contrat à terme sur l’indice CAC 40® à chaque point d’indice est affectée la valeur de 10 €. Par exemple, si l’indice CAC 40® atteint à terme 3 382 points sur l’échéance septembre 2012, la valeur nominale sur laquelle porte le contrat à terme s’élève à : 3 382 x 10 = 33 820 €.

Cours de compensation

Le cours de compensation d’un contrat à terme est établi après chaque séance de bourse par NYSE Liffe à partir des cours de fin de séance. Il sert à la détermination des appels de marge et à la valorisation des contrats en position.

Liquidation

Ce terme est utilisé pour le dénouement à l’échéance d’une position ouverte par compensation financière. Le 3ème vendredi de chaque mois a lieu la liquidation des contrats à terme arrivés à échéance. C’est alors qu’intervient le mécanisme de liquidation qui s’effectue pour les contrats à terme sur indices boursiers, sous forme de règlement en espèces correspondant à la différence entre le cours de compensation de la veille et le cours de liquidation, qui constitue un ultime appel de marge. Pour les contrats à terme sur l’indice CAC 40® le cours de liquidation est égal à la moyenne des valeurs de l’indice publiées entre 15 h 40 et 16 h 00. Ce cours est calculé et diffusé le jour de l’échéance des contrats.

Appel de marge

Chaque jour après la clôture du marché, les positions des opérateurs sont fictivement liquidées sur la base du cours de compensation. Pour chaque échéance la chambre de compensation calcule les pertes ou les gains potentiellement réalisés dans la journée sous forme d’un appel de marge qui correspond : le jour où la position est ouverte, à la différence entre le cours de compensation du jour et le cours auquel a eu lieu la transaction les jours suivants, à la différence entre le cours de compensation du jour et le cours de compensation de la veille le jour où la position est clôturée, à la différence entre le cours auquel a eu lieu la transaction et le cours de compensation de la veille .Les appels de marges sont des garantie à payer immédiatement si par exemple votre anticipation était erroné, elles sont censé couvrir les pertes potentiel au jour . Il faut donc avoir les reins solides pour ce genre de produits. Les appels de marge sont quotidiennement débités ou crédités par l’intermédiaire auprès du donneur d’ordres afin de couvrir la dépréciation ou de lui faire bénéficier de l’appréciation des contrats qu’il a en position. Si le compte n’est pas suffisamment approvisionné pour faire face à l’appel de marge, l’intermédiaire est en droit de solder tout ou partie de la position et d’utiliser le dépôt de garantie pour régler l’appel de marge.

Position ouverte

Une position est  ouverte ou en cours tant qu’une transaction opposée ne viendra pas la compenser. On parlera alors de liquidation de la position, ou débouclage.

Débouclage

Lorsqu´une position est terminé c´est à dire à la fin de la transaction.

Effet de levier

Pour intervenir sur les contrats à terme il suffit de verser un dépôt de garantie auprès de son intermédiaire. En général, ce dépôt de garantie représente entre 5 % et 10 % de la valeur nominale du contrat, ce qui permet à l’investisseur de bénéficier d’un effet de levier (il fait donc crédit) : il est possible de prendre position sur un montant nominal donné tout en ne mobilisant qu’une partie de ces ressources, toutefois les appels de marges peuvent ruiner l´effet de levier. En effet vous spéculer le 1er    pour un montant de 10€ de dépôt de garantie (donc une valeur total plus forte par exemple 100), le 2 par exemple vous perdez 100 il va y avoir un appel de marge de 90 à payer immédiatement que vous vendiez ou non même si le 3 vous pouvez faire un gain de 200. À cause de l´effet de levier vous pouvez perdre plus que votre mise initiale.

Position longue/bull/achat/call

Dans une position longue, le trader est confiant que le titre qu’il possède va lui rapporter un profit, grâce à une plus-value revente future, grâce au versement de dividendes, ou bien grâce au contrôle acquis sur une entreprise. Il achète un titre dans le but de le revendre en encaissant une plus-value. Cette position non limitée dans le temps est donc logiquement qualifiée de « longue » et le trader peut être qualifié d’investisseur au sens classique du terme. On peut aussi visuellement voir cela comme le taureau charge en avant.

Position courte/vente/bear/short/put

Un trader se trouve dans une position courte lorsqu’il a emprunté des titres par la vente à découvert qu’il devra rendre au prêteur à une échéance fixe. Il vend donc ce jour à un prix fixé un produit qu´il ne livrera que demain (il va donc également l´acheter demain). Si le prix à baisser demain, ce dernier aura vendu plus chère un bien qu´il a acheté moins chère le lendemain et va donc encaisser un profit. Cette position est limitée dans le temps est donc logiquement qualifiée de « courte » et le trader peut être un spéculateur (un parieur). Dans une position courte le trader est confiant que le cours du titre emprunté va baisser, ce qui va permettre de réaliser une plus-value lors du rachat du titre. Pour donner une image plus folklorique l’ours attaque en se levant sur les pattes arrières .

 Spread

La différence entre le prix moyen offert et le prix moyen demandé

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