La vente multiniveau ou multi level marketing, la description complète et une analyse du marché.

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La vente multiniveau ou mlm, selon qui l’emploie, marketing relationnel, marketing à paliers multiples, vente en réseau par cooptation, vente par réseau coopté (V.R.C.), marketing de réseau, etc., en anglais multi level marketing ou MLM, est une structure du réseau de vente dans laquelle les revendeurs (ou distributeurs) peuvent parrainer de nouveaux vendeurs, et être alors en partie rémunérés par une commission évaluée en pourcentage sur les ventes des recrues. La vente multiniveau élimine les coûts liés au recrutement et à la formation, mais aussi les dépenses de publicité en lui substituant le bouche-à-oreille.

La vente multiniveau proprement dite a été inventée aux États-Unis en 1940 et popularisée dans les années 1950 par la société Tupperware. Le multi level marketing (MLM) est présent dans presque tous les pays.

Sommaire

En france, c’est légal

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La loi autorise les réseaux de vente constitués par recrutement en chaîne d’adhérents ou d’affiliés (à ne pas confondre avec la vente pyramidale)1, sous certaines conditions.

Ainsi, un réseau légal veillera à respecter les contraintes suivantes :

  • les commissions des « filleuls » ne sont prélevées que par un nombre restreint et fixe de niveaux hiérarchiques, de sorte qu’il n’y ait pas lieu d’espérer des gains financiers résultant d’une progression illimitée du nombre des personnes recrutées ou inscrites.
  • aucun bénéfice ne doit être réalisé lors du recrutement, même de manière détournée (formation, stock initial non reprenable).
  • Les commissions sont subordonnées soit à la vente d’une certaine quantité de produits ou services, soit à l’acquisition de nouveaux clients.
  • Les stocks doivent être récupérable

https://www.legifrance.gouv.fr/

La fédération de la vente directe (FVD) organise et fédère la vente multiniveau. Les adhérents sont les entreprises au premier niveau, mais elle assiste aussi les vendeurs.

Les vendeurs peuvent obtenir un statut de Vendeur à domicile indépendant ou un statut d’indépendant et depuis 2009 peuvent opter pour le statut d’auto-entrepreneur.

Dans le cas où l’activité est occasionnelle et dans la limite d’un certain plafond de revenus, ils peuvent avoir le statut de salarié dont les cotisations sociales sont versées par la société mère. Le vendeur dépend alors du régime général de la sécurité sociale. L’activité du vendeur peut être considérée comme relevant de la micro-entreprise quand il a le statut d’indépendant et que le chiffre d’affaires est inférieur au plafond fiscal.

Le vendeur doit émettre un bon de commande avec ses coordonnées et celles de son fournisseur; il doit respecter le délai de réflexion de sept jours de ses clients. Le statut de vendeur à domicile indépendant (VDI) est un statut d’assimilé salarié et la société est responsable de ses agissements commerciaux quand il la représente ; ce statut ne convient pas aux vendeurs ayant un produit ou service à forte commission (comme dans l’immobilier, par exemple) du fait de la limite du chiffre d’affaires plus faible encore que pour le statut d’auto-entrepreneur.

La vente directe est souvent présentée comme une alternative ou un plan B financier qui peut rester au stade de revenus complétant les fins de mois, ou peut devenir un plan de carrière viable.

Ce que dit la loi

Code de la consommation « Art. L.122-6 – Est interdit :
« La vente pratiquée par le procédé dit de la boule de neige ou tous autres procédés analogues consistant en particulier à offrir des marchandises au public en lui faisant espérer l’obtention de ces marchandises à titre gratuit ou contre remise d’une somme inférieure à leur valeur réelle et en subordonnant les ventes au placement de bons ou de tickets à des tiers ou à la collecte d’adhésions ou inscriptions. »

Il est interdit dans un MLM de verser de l’argent pour le recrutement de nouveaux membres. Il est important de comprendre que dans une mlm les rémunérations doivent être données « uniquement » pour la vente de produits et services. Toute prime non contractuelle, non précisée dans votre plan de rémunération, perçue pour l’entrée d’un nouveau membre dans l’organisation, est donc potentiellement illégale. Toute prime perçue pour l’achat de produit par le représentant lui même, peut être considéré comme une « remise cachée », et peut amener l’administration fiscale à vous redresser fiscalement. Toute prime perçue à d’autre titre que la vente de produits à des clients finaux, c’est à dire à d’autres personnes que vos filleuls ou adhérents au système, en groupe ou à titre individuel, peut être considérée comme une rémunération cachée et non contractuelle, et donc soumise à cotisations sociales. Et dans ce dernier cas, il est fondamental de comprendre que les redressements peuvent être extrêmement ravageurs pour votre activité, pour vos finances.

D’une manière générale, la loi encadre très strictement le système de « primes », qui doit rester « exceptionnel ». Si le caractère exceptionnel devient systématique, il est potentiellement illégal, car non contractuel. Ce qui est grave ici, c’est l’entreprise MLM qui vous incitera directement ou indirectement à le faire n’en sera jamais tenue pour responsable, car de part votre statut d’indépendant, il est de votre seul ressort de respecter la loi. C’est à vous de savoir si ce que vous faites est légal ou non, et non à l’entreprise de s’immiscer dans votre gestion pour s’en assurer. C’est d’autant plus pervers que l’entreprise y a un intérêt flagrant, et qu’elle a bien une obligation d’information sur le sujet. Mais ces informations sont bien souvent très diffuses, enfouies dans d’interminables contrats écrits en petits caractères d’imprimerie, que la plupart des gens ne lisent jamais, et dans un langage juridique que vous aurez le plus grand mal à comprendre.

concernant les achat de stocks

Certaines MLM vous font acheter de grandes quantités de produits pour que vous en fassiez la revente. Mais il est très probable que vous ne réussissiez pas à vendre tous les produits. Il faut donc dans ce cas que la MLM en question vous rembourse les produits non vendus.

Loi n° 95- 96 du 1er février 1995, J.O. du 2 février :

« En outre, il est interdit, dans ces mêmes réseaux, d’obtenir d’un adhérent ou affilié l’acquisition d’un stock de marchandises destinées à la revente sans garantie de reprise du stock aux conditions de l’achat, déduction faite éventuellement d’une somme n’excédant pas 10. p 100 du prix correspondant. Cette garantie de reprise peut toutefois être limitée à une période d’un an après l’achat. »

Dans un délai de 12 mois à compter de votre commande de produit, et si le produit est dans de bonnes conditions pour la revente, vous pouvez retourner toute ou partie des produits achetés moyennant leur remboursement à concurrence de 90% des sommes versées. Les MLM ne peuvent s’y opposer sous peine de lourdes condamnations, voire d’une interdiction pure et simple d’exercer. La menace d’une plainte suffit généralement à obtenir satisfaction. Les primes n’étant généralement pas contractuelles avec ces entreprises, elles ne peuvent donc pas être justifiées par des ventes réelles à des clients finaux, et ne peuvent donc pas être déduites de vos remboursements. Une prime est censée vous récompenser pour vos performances, pas parce que vous achetez vous même beaucoup de produits. Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une « prime », mais d’une remise gracieuse. Et en aucun cas elle ne doit être présentée autrement, ne serait que pour des raisons comptables, sociales et fiscales.

concernant les kits de démarrage ou les produits

Si une MLM vous propose d’acheter une trousse de démarrage, il est important de vérifier si l’achat de cette trousse rapporte des profits aux autres membres du réseau. La loi permet aux MLM de proposer une trousse de démarrage pour participer au système. Si cette trouse contient effectivement des produits destinés à la vente, elle doit impérativement être evendue à prix coutant. Si cette trousse ne contient pas de produits destinés à la vente, cette trousse doit être donnée à titre gracieux. Les frais d’adhésions ne sont pas censés couvrir le prix de ladite trousse, mais les frais administratifs inhérents de votre adhésion au système. L’entreprise à pour obligation légale de vous fournir toute ou partie, et sans aucune contrepartie financière, des moyens de vente afin de réaliser la vente de ses produits – Et notamment en cas d’exclusivité, de franchise ou de distribution sous contrainte. Autrement dit, les formations et aides au développement personnel doivent impérativement être gratuits, ne sauraient être vendus d’aucune manière que ce soit. En aucun cas elle ne doit réaliser un profit ou vous contraindre à financer sa propre PLV (publicité sur lieux de vente).

Loi n° 95- 96 du 1er février 1995, J.O. du 2 février :

« Dans le cas de réseaux de vente constitués par recrutement en chaîne d’adhérents ou d’affiliés, il est interdit d’obtenir d’un adhérent ou affilié du réseau le versement d’une somme correspondant à un droit d’entrée ou à l’acquisition de matériels ou de services à vocation pédagogique, de formation, de démonstration ou de vente ou de tout autre matériel ou service analogue, lorsque ce versement conduit à un paiement ou à l’attribution d’un avantage bénéficiant à un ou plusieurs adhérents ou affiliés du réseau. »

Autrement dit. Toute outil d’aide à la vente, PLV sur les produits, formations,  sites internet, etc, ne doivent en aucun cas être vendus aux représentants, si cela permet à l’entreprise ou aux représentants de réaliser des profits. Nombre de promoteurs MLM n’hésitent pas à vous vendre des formations individuelles pour vous aider soit disant à mieux « performer ». Afin d’échapper à cette condition, ils le font généralement à titre personnel, avec une structure légale différente, et bien souvent, en totale violation de leur propre contrat avec l’entreprise. Vérifiez donc que leur activité est bien légale et autorisée, et vérifiez que ces formations soient bien utiles, vous apporteront effectivement un accroissement de vos ventes. Tout ce qui touche au développement personnel n’a rien à voir avec la vente de vos produits. Et il devrait logiquement être du ressort de l’entreprise de vous apporter gratuitement toutes ces formations et informations, puisque son objectif est de vendre des produits, et non d’exploiter votre naïveté. Force est de constater que dans le milieu du MLM, tout se vend, même ce qui devrait théoriquement être gratuit.

Loi sur la concurrence « Art. 55. : Vente pyramidale :

« L’alinéa 55(1)b) interdit les scpm dans lesquels une personne doit, pour devenir participant, fournir une contrepartie pour une quantité déterminée d’un produit. Cette disposition interdit également les scpm dans lesquels les participants doivent acheter des produits pour recevoir une commission ou des bénéfices plus élevés. Elle permet toutefois l’achat de produits au prix coûtant par un participant à des fins promotionnelles. Par conséquent, un système pourrait ne pas soulever de problème au regard de cette disposition si un nouveau participant était tenu d’acheter une « trousse de départ » (manuel, instructions, échantillons du produit, matériel publicitaire) au prix coûtant plus les frais de manutention et d’envoi. le Commissaire prendra également en considération le fait qu’une partie importante des ventes sont faites à des individus qui ne participent pas au système puisque l’absence de telles ventes pourrait indiquer qu’il existe en fait une obligation d’achat et soulever ainsi un problème au regard de la disposition. Le Commissaire est d’avis qu’une obligation d’achat peut être contraire à la disposition, ce qui n’est pas le cas d’une obligation de vente.»

Cette disposition prévoit qu’un système de commercialisation à paliers multiples constitue un « système de vente pyramidale » illégal lorsque les participants reçoivent une rémunération pour le recrutement d’autres participants, qu’ils doivent effectuer certains achats pour participer au système, qu’ils doivent se procurer des quantités déraisonnables de produits ou qu’ils ne bénéficient pas d’une garantie de rachat à des conditions commerciales raisonnables. » .

Contrairement à ce qui est dit par certains promoteurs du MLM, la vente pyramidale n’exclue en rien la délivrance ou non de produits. Dans le cas de l’affaire MADOFF, il s’agissait clairement de « produits » de placement financiers. Et dans le cas des MLM de recrutement ou de produit, la vente de produit n’exonère en rien d’une forme pyramidale illégale. Cette duperie est bien trop souvent utilisée par ces représentants de MLM pour tromper votre vigilance, par un pur mensonge. Il est également indiqué que la « trousse de démarrage » ne peut être constituée de matériels destinés à l’aide à la vente, et donc, ne peut être constituée que de produits de démonstration, ces derniers ne pouvant être vendus qu’à prix coutant. A aucun moment l’acquisition de cette trousse de démarrage n’est une « obligation ». Autrement dit, vous pouvez tout à fait adhérer au système sans avoir à acheter cette trousse, et/ou, en demander le remboursement à tout moment. De même, toute progression dans la hiérarchie de votre plan de rémunération ne peut être entravé par aucune autre contrainte que la vente des produits, et non l’inverse. Bien trop souvent, et notamment dans les MLM de recrutement, la progression de vos revenus ne pourra se faire qu’en recrutant de nouvelles personnes, et non en augmentant considérablement le volume de vos ventes.

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Les revenus du marketing de réseau

Dans les différentes sociétés de marketing de réseau, on trouve généralement deux types de revenus.

  • les commissions : le représentant indépendant bénéficie d’une marge ;
  • le revenu résiduel : on appelle revenu résiduel (ou rente, ou encore revenu passif, revenu récurrent ou revenu sans exploitation active) un revenu qui est versé de manière récurrente. Il est calculé selon le chiffre d’affaires personnel du représentant ainsi que celui de son organisation, suivant le plan de rémunération de la société MLM avec laquelle le représentant travaille.

Le représentant indépendant peut également bénéficier, dans certaines conditions, de primes (pour être encouragé).

 

Les vrais problèmes du MLM

La commercialisation à paliers multiples souffre d’un problème d’image reconnue en raison du fait qu’il est souvent difficile de distinguer MLMs légitimes et escroqueries illégales. Des entreprises de MLM opèrent légalement aux Etats-Unis et dans 50 états et dans plus de 100 autres pays, et de nouvelles entreprises peuvent utiliser des termes tels que «le marketing d’affiliation» ou «entreprise à domicile franchise ». Cependant, de nombreuses pyramides essayer de se présenter comme des entreprises MLM légitime.

Le problème des arnaques

Le marketing de réseau, ou MLM, connaît un succès grandissant depuis très longtemps maintenant, puisqu’on peut parler de décennies. Malheureusement, il souffre également d’une mauvaise image, liée au fait que beaucoup de gens confondent le système du marketing de réseau avec celui du système de Ponzi, qui lui est une arnaque. Le « vrai » marketing de réseau n’a absolument rien à voir ni avec le système de Ponzi, ni avec un système pyramidal. Le problème est que certaines personnes ont monté des arnaques de type Ponzi par le passé en les déguisant en marketing de réseau ; il en existe encore voir ma rubrique les arnaques. Pour mettre fin à cet amalgame, mais aussi pour que vous soyez bien informé et puissiez faire la part des choses si vous souhaitez vous lancer dans une activité de marketing de réseau, je vais dans cet article vous expliquer précisément ce qu’est un système de Ponzi, et comment le reconnaître comparé à un système de marketing multi-niveau, qui lui est fiable et légal.

rappels sur les ponzis :

Ce système se nomme ainsi à cause de son inventeur, Charles Ponzi. C’est une arnaque très ancienne, puisqu’il l’utilisa pour la première fois en 1919.

Le fonctionnement de ce système est plutôt simple : Il s’agit de convaincre des personnes d’investir, en leur promettant généralement un retour sur investissement intéressant, puis de les rémunérer, mais avec l’argent investi par les clients suivants ! Le gros défaut de ce système est qu’il ne peut pas tenir dans la durée. En admettant que personne ne découvre la supercherie avant, le système finit toujours par s’effondrer lui-même, puisqu’il arrive toujours un moment où il n’y a plus suffisamment de nouveaux clients pour « financer » les rémunérations des anciens.

Quelle est la différence entre l’escroquerie qu’est un système de Ponzi et le MLM ?

Dans le marketing de réseau, il y a deux activités qui s’exercent en parallèle : la vente des produits et le recrutement de filleuls pour construire son réseau. Là où certains ont tendance à faire un amalgame avec le système de Ponzi, c’est sur le recrutement de nouveaux filleuls. Le Ponzi n’est donc rien d’autre qu’une vraie arnaque , une escroquerie illégale.

Dans le marketing de réseau, les commissions que vous touchez sont calculées sur le chiffre d’affaires de vos filleuls, mais les montants versés le sont directement par l’entreprise, et ne sont en aucun cas ponctionnés sur les gains des filleuls. C’est cette grande différence qui fait du MLM une activité qui est, d’une part, totalement légale, et d’autre part, totalement fiable. Ainsi, chaque membre d’un réseau aura, à activité égale, exactement les mêmes revenus.

Par exemple:

  1. Si les commissions que vous allez toucher « sur » le chiffre d’affaires de vos filleuls, correspondent à des sommes déduites directement sur les gains de ces filleuls. C’un système de Ponzi.
  2. Méfiez-vous toujours des offres trop alléchantes : Le fameux trop beau pour être vrai est bien souvent… vraiment trop beau pour être vrai. Si on vous propose, par exemple, d’acheter un produit financier révolutionnaire qui va vous apporter 20% sans risques d’intérêts par an, fuyez ! Si c’est plus, c’est une arnaque. Dans ma section les arnaques nous avons des produits qui rapportent 70% à 1800% annuellement. D’une manière générale, lorsque vous souhaitez investir, faites des recherches approfondies avant, et n’hésitez pas à demander conseil à des experts financiers etc.
  3. Concernant le marketing de réseau, n’entrez jamais dans un système qui vous demandera un investissement de départ ! La société qui vend de la lingerie à domicile et qui vous demande par exemple d’acheter un « kit de démarrage », en vous promettant ensuite une rémunération minimum garantie, est aussi à fuir comme la peste. S’il y a des produits à vendre, c’est à l’entreprise de vous en fournir d’éventuels échantillons. sinon elle doit vous reprendre le stock.

Comment vérifier les arnaques :

Pour se protéger de ce type d’arnaque, il existe en France la Fédération de la Vente Directe. Allez sur la pages partenaires de la FVD pour vérifier les sociétés. Elle existe depuis 1966 et a été fondée par les grandes entreprises de vente directe de l’époque, afin d’officialiser cette activité et les métiers qui s’y rattachent. Toute entreprise de marketing de réseau (ou vente directe) a la possibilité de devenir membre de cette fédération, et pour se faire, elle doit déposer sa candidature, qui n’est acceptée qu’après une enquête poussée menée par des professionnels visant justement à déterminer qu’aucun système de Ponzi ou système pyramidal ne se cache derrière.

Attention toutefois l’adhésion n’étant pas obligatoire vous pouvez par exemple trouver des entreprises qui utilisent le mlm comme crowdimo mais ne sont pas membres, mais pourtant ces entreprises sont légales. S’il s’agit de sociétés exerçant dans le domaine de la finance par exemple, il est possible qu’elles ne soient pas membres de la FVD tout simplement parce qu’elle ne fait pas de la vente de biens. Cela ne signifiera pas pour autant qu’elle a des pratiques illégales.

Quelques exemples: cetelem, franfinance sont membres de la FVD.
Légal ne veut pas dire nécessairement bonnes affaires. Les points faibles du MLM.

Les techniques des mauvais MLM

Combien de fois avez-vous été approché par un voisin, collègue, ami, ou pire encore, un membre de la famille, qui a dit « Laisse-moi te donner une opportunité incroyable » et vous êtes ensuite invité à une maison ou pour le déjeuner pour « un débat ». Une autre variante ou « j’ai un ami qui « .

La plupart des gens ont immédiatement ce sentiment qu’il y a un loup.

«Est-ce une organisation de marketing multi-niveaux ou un Ponzi? » .

Peut-être vous connaissez quelqu’un qui, à un moment donné à vendue du Amway, Herbalife, Mary Kay ou autres suppléments de santé ou cosmétique. Généralement, ils vont vous dire combien d’argent ils ont gagné mais pas combien ils ont dépensés et comment ils ont été obligé de signer de nouveaux « distributeurs » ou de faire des ventes sous peine de perdre leur mandat.

Le problème de la saturation du marché ou comment vous allez galérer à trouver des clients

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La saturation du marché peut être défini comme le point où tous les gens qui veulent le produit au prix où il est vendu l’ont déjà acheté. Aucun produit ou service ne permettra d’atteindre une pénétration de marché de 100%, puisque tout le monde ne veut pas forcément le produit, ou n’est pas en mesure de le payer (belle voiture de luxe). Le fait que le régime de commercialisation à paliers multiples est basé sur un réseau toujours croissant de distributeurs, dont chacun peut payer les frais, acheter des produits et / ou recruter plus de « distributeurs » ne finit par aboutir au fait que tous ne peuvent pas travailler car les vendeurs sont sur-représentés par rapport à la demande des clients. Si l’entreprise fonctionne véritablement en MLM et non en franchises, alors vous avez souvent affaire à ce problème, cela ne parrait rien mais c’est crucial.

Comment est déterminé le point de saturation du marché?

Maintenant, si tout le monde pouvait utiliser un nouveau produit ou service, tout le monde ne le ferait pas. Certains auront peur d’utiliser quelque chose de nouveau. D’autres seront fidèles aux marques existantes. Certains voudront acheter un produit de qualité inférieure pour moins cher ou au contraire les clients peuvent vouloir un produit premium,plus cher, pour le prestige.  Il n y aura donc que X clients.

La question pour les futurs spécialistes du marketing est … qui est «X», et comment cette variable peut-elle être prédite pour maximiser les profits? Le fait que « X » est difficile à cerner ne veut pas dire qu’il n’existe pas. Le marché veut que « X » soit équivalent à un nombre de produits à 100 $. Qu’allez-vous faire avec votre stock supplémentaire de ventes au delà « X » et que personne ne veut?

Personne ne peut prédire parfaitement «X», et la situation n’est pas aussi simple que considérée, mais l’objectif du marketing est de prévoir « X »  et faire en sorte de convertir les prospects en clients.

Regardons un exemple:

La population des États-Unis est d’environ 300 000 000, et, disons que vous voulez vendre un nouveau type de soutien-gorge; évidemment, les femmes (et quelques travestis) voudront en acheter un.
Sur 300 millions de personnes, il y a environ 110 millions de personnes qui sont des femmes adultes. Si vous vendez le soutien-gorge à 45 $ pièce, vous pouvez éliminer la plupart des femmes qui sont dans CSP à faible revenu; vous tombez maintenant à 50 millions de clients potentiels. Puis il y a le style. Même avec un style très populaire il ne peut pas plaire à tout le monde, donc de 50 millions de clientes potentiels, probablement la moitié le voudront suffisant pour l’acheter. Par conséquent, nous pouvons raisonnablement dire que la taille maximale potentielle de notre marché pour le designer de Rihanna Bras, ne sera pas de plus de 25 millions de femmes, sur une population totale de 300 millions de personnes aux États-Unis. Cela représente environ 1 / 10 de la population, même pour une chose aussi populaire qu’un soutien-gorge.
De même, tout le monde ne souhaite pas rejoindre un club, acheter de l’or, utiliser des cosmétiques haut de gamme, boire de l’eau filtrée, porter un style particulier de chaussure, ou d’utiliser tout autre produit ou service.

Par exemple, si la Société  Apple, basé sur l’expérience de la dernière année, croit qu’ils vont vendre 10 millions de téléphones l’année prochaine, ils planifieront pour construire et distribuer en conséquence. Cela implique préparer des usines, mettre en place une chaine de distribution et un réseau de concessionnaires, de publicité et de campagnes marketing et gérer avec soin les inventaires à chaque niveau afin que Aplle aura encore sa crédibilité auprès de leurs distributeurs, les détaillants et du public l’année suivante, en ayant assez pour répondre à la demande sans être dans l’excès.

S’il s’avère qu’il y a un « run » sur les produits de Nespresso, et qu’ ils atteignent leurs objectifs de vende à la mi-année, alors, ils ont mal calculé la demande et il va manquer du bénéfice qu’ils auraient pu faire facilement. Le problème le plus grave, cependant, vient en surestimant le point de saturation pour le produit. Si ces entreprises font 10 millions de produits, et n’en vendent que 2 millions, ce peut être la fin de Nespresso / Apple etc en tant que société, car l’excédent sera écoulé pour une fraction du prix original.

Le point  évident ici est que la gestion de l’offre et la demande, et il faut une bonne dose de perspicacité pour prédire une pénétration du marché réaliste et connaitre le point de  saturation est crucial pour toute entreprise, pour tout produit ou service. L’Exécution sur de ce plan et des calculs et avoir une gestion attentive de tous les aspects de la fabrication, la distribution et la publicité et du marketing est essentielle au succès. Simplement dit, un échec de l’offre et la demande peut ruiner une entreprise si le marché est sursaturé.

Quel est le problème avec MLM et la saturation du marché?

Les mensonges

Tout le monde voudra acheter ce produit! »

Qui a un œil sur «X», le point de saturation du marché pour prix donné dans un MLM? Eh bien, personne et ce qui est drôle, ou peut-être tragique, c’est que le point de saturation sera atteint et même dépassé, sans que personne s’en aperçoive ou prenne soin.
Disons simplement pour supposer que le a été atteinte aujourd’hui dans un MLM ; le nombre d’unités possibles vendues à ce prix vient d’être dépassé.Est-que quelqu’un s’en préoccupe? Puisque nous supposons que le nombre qui permet la saturation du marché «X» a été atteint, tout le monde qui souhaite devenir client du MLM l’est désormais. Mais ce n’est pas ce que l’orateur va dire. Il va vous dire « C’est maintenant le bon moment pour nous rejoindre, on à fait une super année, imaginez l´année prochaine. » Mais tout cela est un mensonge, même si le haut-parleur ne peut pas le savoir. Le marché total disponible « X » a été atteint et personne ne remarque. Tous les distributeurs vont perdre à partir de maintenant. Serait-ce vous? Comment pouvez-vous éventuellement savoir à quel point vous allez devenir un menteur dans un MLM

Exemple

Imaginez que McDonald est soi subitement convaincu que «puisque tout le monde a besoin de manger», nous allons ouvrir quatre franchises McDonald sur chacun des quatre coins d’une intersection dans votre quartier. En quelques mois, les quatre points meurts d’une mort lente. Les franchisés y réfléchiraient à deux fois avant de faire des affaires de cette manière. C’est pourquoi dans le monde réel Concessions et franchises sont contractuellement protégées par territoire défini et / ou de marché, et ne permettent pas un trop grand nombre de distributeurs dans une zone donnée.
Encore une fois, le simple fait est que même les produits les plus réussis auront une pénétration partielle du marché. C’est également vrai pour les services.
Alors pourquoi les promoteurs MLM occultent cela?
Où est le stop dans un MLM si suffisamment de personnes de ventes sont embauchées? Dans une entreprise normale d’un gestionnaire dit: «Nous avons assez, arrêtons l’embauche de personnes . » Mais dans un MLM, il n’y a aucun moyen de le faire. Il n’y a jamais assez ou trop de « distributeurs » ou les vendeurs. Hors de contrôle par sa conception, ses engrenages va broyer l’argent, du temps, la crédibilité et l’énergie entrepreneuriale de personnes bien intentionnées qui a rejoint simplement pour compléter leurs revenus.

Le lead devient trop dur:

À cause de de la saturation du marché et de la concurrence, le lead devient dur et les couts augmentent, comme le bouche-à-oreille met trop longtemps et qu’il est difficile d’arriver à vendre,rare sont les gens arrivant à tenir en MLM.

D’autres point faibles:

  • Les produits proposés sont souvent des produits invendable (ou très difficilement). Vous pouvez faire quelques ventes, mais de là à mettre en place un système qui vous rapporte des profits réguliers, c’est une tout autre histoire!
  • Il faut payer des « Packs de démarrage », ou ce genre de chose portant un autre nom qui veut dire en gros « si tu veux te lancer, faut payer le droit d’entrer »! Pour certains MLM, sa tourne carrément à l’abonnement ou au ponzi. Il faut payer chaque mois une petite somme pour rester dans le circuit et continuer à toucher des bénéfices de ses filleuls, par exemple. Si vous ne payez pas, vous n’êtes plus considéré comme « actif » et bizarrement votre groupe d’entraide ne vous aide plus autant. Il va même vous inciter à reprendre un petit Pack.
  • Il s’agit d’un cercle vicieux. Les personnes qui sont dans ce système ne vous diront jamais « c’est de l’arnaque, n’y allez pas! », car ils perdraient là une occasion de vous recruter et donc, de reprendre leur investissement. Rappelez-vous, le but c’est de recruter et vendre le plus possible!
  • Beaucoup de méthodes de vente ou de recrutement sont obsolètes, et c’est bien là l’erreur. Vous avez des outils, des fois même un site internet avec votre pseudo de membre, mais le site ne fait pas pro (rien que d’un point de vue visuel, on dirait qu’il date d’il y a 10 ans!).
  • Niveau rémunération, c’est pas ça. Les commissions sont assez basses et compte tenu du travail colossal qui vous attend, c’est très peu payé.
  • C’est avant tout un métier commercial, il faut aller vite

Les points forts du MLM et ces avantages

Ce qui distingue le MLM de la plupart des autres commerce c’est qu’en créant votre réseaux vous avez une puissance ce feu énorme .

  • Pouvoir se lancer dans la vente sans trop de risque. Les produits existent déjà, vous n’avez plus qu’a en faire la promotion. Pas de coût de production, ni de processus complexe de vente. Vous êtes juste distributeur.
  • Vous n’êtes généralement pas seul. Vous rejoignez une communauté composée d’autres vendeurs comme vous et qui va vous donner quelques conseils pour vous aider et vous lancer. Ils ont tout intérêt à vous aider s’ils veulent être payés eux aussi (explication sur le point suivant).
  • Vous avez la possibilité de parrainer d’autres personnes, sur plusieurs niveaux. Vous recrutez d’autres vendeurs dans votre équipe et vous toucherez une part de leurs ventes. Pratique quand le nombre commence à grossir.
  • Vous avez des outils pour faire la promotion de vos produits, ainsi que des explications sur les différentes façon de vendre. L’équipe qui vous a recruté va aussi vous faire bénéficier de leur expérience, et ils sont assez bien organisé (de ce que j’ai pu en voir quand j’ai testé cette méthode).
  • La rémunération est souvent non plafonnée.

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Les vendeurs qui ont déjà une expérience du MLM sont souvent des gros bosseurs ou /et ont un carnet en or. Ce sont souvent des indépendants avec les avantages et inconvénients. Ils ont l’habitude de fournir un gros travail pour peu de résultats, et font donc de gros efforts pour s’en sortir. Imaginez si vous avez maintenant un business, et que vous faites appel à un ami qui est dans le MLM. Vous lui proposez non pas des miettes, mais un profit suffisamment intéressant pour lui, si il fais la vente de votre produit… Vous voyez où je veux en venir?

En faisant le même travail qu’il fait en temps normal (réseauter, faire la promotion etc…) il va gagner peut-être 10 fois plus et vous, vous allez avoir un vendeur qui connait parfaitement les ficelles de la vente. Chacun y trouve son compte, et c’est pour cette raison qu’un produit proposé en affiliation est bien plus rentable qu’un système qui vend des produits peu connus et à faible taux de commission.

Les statuts souvent utilisés.

je vous prévient,c’est la partie chiante à lire, j’ai un peu (beaucoup) galéré pour comprendre ce qui suit et le rendre compréhensible, , la plus grosse partie vient de la fédération de la vente directe

La vente à domicile (code APE 47.99 A), emploie des effectifs importants de vendeurs. Les entreprises membres de la Fédération de la vente directe (les infos des statuts viennent du site ) représentent à elles seules 300.000 personnes.

Le métier de vendeur à domicile s’insère dans deux grandes catégories sociales existantes:

Les salariés, personnes liées par un contrat de travail avec l’entreprise

  • représentants non statutaires
  • représentants statutaires (VRP)

Les indépendants, personnes liées par un contrat de distribution avec l’entreprise

Vendeurs à domicile indépendants

  • vdi mandataire
  • vdi acheteurs/revendeurs

Inscrits à un registre professionnel

  • agents commerciaux inscrits au registre des agents commerciaux (moi)
  • commerçants inscrits au registre du commerce

La Vente Directe, c’est aussi des statuts variés et adaptés pour tous les vendeurs, qu’ils soient salariés ou indépendants.

Si les vendeurs à domicile sont salariés, ils disposent d’un contrat de travail. Les salaires sont calculés en fonction des commissions perçues sur les ventes réalisées qui incluent les frais professionnels. La couverture sociale est celle d’un salarié.
La force de vente est constituée par des vendeurs exclusifs ayant des contrats de V.R.P. ou des représentants non statutaires. Ils exercent leur activité à temps partiel ou à temps complet, ces vendeurs sont donc des professionnels formés.
Si les vendeurs à domicile sont indépendants, ils ont un contrat de distribution avec l’entreprise. L’activité peut être exercée à titre habituel ou permanent par des personnes disposant d’un Registre Professionnel (Registre Spécial des Agents Commerciaux ou Registre du Commerce et des Sociétés) ou à titre occasionnel grâce au statut du Vendeur à Domicile Indépendant (VDI) acheteur-revendeur ou mandataire.

Trois statuts existent : Vendeur à Domicile Indépendant (VDI), Agent Commercial, Commerçant

 Le VRP

Une entreprise de vente à domicile, souhaitant travailler avec des commerciaux salariés à temps plein et à temps partiel, peut opter soit pour: 

  •  un contrat de Vendeur Représentant Placier (VRP). Le VRP est dit « exclusif » lorsqu’il travaille pour un seul employeur et « multicartes » lorsqu’il travaille pour au moins deux employeurs.
  • un contrat de représentant de commerce non statutaire.

Le vendeur à domicile salarié a donc un lien de subordination juridique avec l’entreprise pour laquelle il travaille car il est salarié.

La subordination se caractérise par la possibilité, pour l’employeur, d’imposer à son vendeur diverses contraintes comme par exemple des contraintes de lieu, d’horaires, de respect d’une organisation, des comptes rendus journaliers, un Chiffre d’Affaires minimum. L’employeur contrôle l’exécution de ces obligations et peut sanctionner les manquements de son subordonné.
Sous réserve de dispositions spécifiques propres aux représentants statutaires ou non statutaires résultant de la loi et, le cas échéant, de la convention collective applicable , les vendeurs à domicile salariés ont les mêmes droits et obligations que n’importe quel autre salarié. 
Pour la protection sociale, ils sont rattachés au régime général de la Sécurité Sociale. Les cotisations sociales sont versées par l’entreprise à l’URSSAF pour les représentants non statutaires et les VRP « exclusifs » et à la CCVRP pour les VRP « multicartes ».
Le VRP, qu’il soit « exclusif » ou « multicartes », a la qualité juridique de salarié et relève d’un statut particulier prévu par les articles L. 751 et suivants du Code du travail.

Les conditions légales qui permettent l’accès au statut de VRP

Pour être VRP statutaire, il faut obligatoirement remplir quatre conditions soit :

  1. Exercer la profession de représentant de commerce, c’est-à-dire prospecter une clientèle, à l’extérieur des locaux de l’entreprise, dans le but de prendre des ordres d’achat au nom de l’entreprise.
  2. Exercer cette profession à titre exclusif et constant. La notion d’exercice exclusif implique que le VRP exerce, que ce soit pour un seul (VRP exclusif) ou plusieurs employeurs (VRP multicartes), uniquement une activité professionnelle de représentant de commerce, à l’exclusion de tout autre métier. Cependant, cette notion n’est pas incompatible avec l’exercice, à titre strictement accessoire, d’une activité (contrôle et animation des réseaux, assistance technique de la clientèle, livraison, encaissement…) réalisée pour le compte du même employeur. Lorsque l’activité de VRP n’est qu’accessoire ou occasionnelle, le statut n’est pas applicable.
  3. Le VRP statutaire ne doit pas exercer d’opérations commerciales pour son propre compte. Cela implique que le VRP n’intervient que pour le compte de ou de ses employeurs et ne peut parallèlement déployer une activité indépendante, quelle qu’elle soit. Ce qui en découle est par exemple le seul fait pour un représentant d’être parallèlement inscrit au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Registre Spécial des Agents Commerciaux est incompatible avec le statut VRP. Il ne peut pas non plus être à la fois VRP pour une entreprise et VDI pour une autre.
  4. Le VRP doit être lié à son employeur par un contrat comportant des engagements déterminés concernant :
  • La nature des produits ou prestations de services pour lesquels le VRP effectue la représentation,
  • La zone géographique ou la catégorie de clients que le VRP est chargé de visiter et donc la délimitation d’un secteur, peu importe que celui-ci soit exclusif ou non,
  • Les modalités de rémunération qui, en tout ou partie, sont liées directement au Chiffre d’Affaires réalisé par le VRP.
Si toutes les conditions sont réunies, les articles L.751 et suivants du Code du travail s’appliquent de plein droit. Sinon, on est alors en présence d’un représentant de droit commun non statutaire.
Souvent appelés attachés commerciaux , ils appartiennent à la catégorie des représentants non statutaires, , tous ceux qui sont titulaires d’un contrat de travail de représentant sans bénéficier du statut VRP, c’est-à-dire pour lesquels manque l’un des critères obligatoirement requis pour ce statut. Le contrat de travail est régi par le Code du travail et par la Convention Collective appliquée dans l’entreprise.

Les caractéristiques résultant de la loi:

Le statut légal prévoit un certain nombre de dispositions qui s’appliquent de plein droit aux VRP et auxquelles le contrat de travail ne peut déroger.

Au-delà du statut légal, la convention collective des VRP statutaires (Accord National Interprofessionnel du 3 octobre 1975, dite ANI) s’appliquera également si le VRP statutaire effectuant des ventes à domicile est tenu par son ou ses employeurs de rendre effectivement et régulièrement compte de son activité. L’ANI prévoit des droits supplémentaires au profit du VRP, auxquels le contrat ne peut pas non plus déroger.
Remarque : La Convention Collective des VRP précise que la référence à un quelconque horaire de travail est un critère inadapté à la profession de représentant de commerce.

Période d’essai pour un contrat à durée indéterminée 

Si une période d’essai est stipulée dans le contrat de travail à durée indéterminée, celle-ci ne peut-être supérieure à trois mois.

 

Rémunération

La rémunération des VRP est, par nature, liée au Chiffre d’Affaires qu’il réalise. Le contrat peut prévoir que la rémunération sera exclusivement constituée de commissions basées sur le Chiffre d’Affaires réalisé ou comprendra, pour partie, un fixe. La rémunération doit être payée au moins tous les trois mois (avec acompte mensuel si l’ANI est applicable).
Attention : l’ANI prévoit qu’à certaines conditions les VRP doivent se voir attribuer une rémunération minimale forfaitaire.

Commissions de retour sur échantillonnage

En cas de rupture du contrat, le VRP peut avoir droit, à certaines conditions, à une « commission de retour sur échantillonnage » correspondant aux ordres ou commandes parvenant après son départ et qui sont la suite directe de son activité personnelle de prospection avant la rupture du contrat.

Délais de préavis pour un contrat à durée indéterminée 

En cas de rupture du contrat à durée indéterminée à l’initiative du VRP ou de l’employeur, la durée de préavis réciproque, sauf cas de force majeure ou de faute grave, sera au minimum d’un mois durant la première année, de deux mois durant la deuxième année et de trois mois au-delà.

Indemnité de clientèle

Le VRP peut avoir droit à une indemnité de clientèle, si la rupture intervient du fait de l’employeur ou si elle est provoquée par maladie ou accident, dans la mesure où les produits ou services qu’il était chargé de vendre étaient renouvelables et que la rupture ne résulte pas d’une faute grave du VRP.
L’indemnité de clientèle est due uniquement si le représentant justifie avoir apporté ou développé une clientèle dont il serait privé pour l’avenir du fait de la rupture du contrat.
Le montant de l’indemnité de clientèle qui peut être dû au VRP ne peut être évalué à l’avance ou contractuellement. Il doit donc être déterminé au moment de la rupture et doit correspondre au préjudice subi par le VRP du fait de la perte, pour l’avenir, du bénéfice de la clientèle.
Le VRP n’a donc pas droit à une indemnité de clientèle :
  • lorsque l’apport de clientèle n’implique pas un renouvellement de commande ou une stabilité de relations : en conséquence, et notamment pour la vente d’éléments d’équipement aux particuliers, il n’y aura pas droit à indemnité de clientèle,
  • si le VRP peut continuer à prospecter la même clientèle après rupture de son contrat,
  • en cas de faute grave.
Cette indemnité se cumule avec d’autres indemnités comme l’indemnité compensatrice de préavis, l’indemnité compensatrice de non concurrence, l’indemnité de précarité en cas de contrat à durée déterminée… mais pas avec les indemnités de rupture prévues dans l’ANI.

Cotisations sociales

Les VRP statutaires bénéficient de l’abattement de 30% pour frais professionnels sur l’assiette pour le calcul des cotisations sociales dans la limite d’un plafond annuel de 7600 euros par an et par employeur.

Les caractéristiques résultant de l’ANI

La rémunération minimale forfaitaire (article 5-1 ANI, applicable uniquement pour un VRP travaillant pour une entreprise adhérente de la Fédération de la Vente Directe) :

Elle est applicable lorsque le VRP est engagé à titre exclusif par un seul employeur, exerce son activité à temps plein et est tenu par son employeur de rendre effectivement et régulièrement compte de son activité.
La rémunération minimale forfaitaire, calculée trimestriellement et déduction faite des frais professionnels, ne pourra être inférieure à :
  • 390 fois le taux horaire du SMIC pour le premier trimestre d’activité. Ce minimum est ramené à 80 fois ou à 220 fois le taux horaire du SMIC si le contrat est rompu après un mois ou deux mois au cours de ce premier trimestre.
  • 520 fois le taux horaire du SMIC à partir du deuxième trimestre d’emploi.
Lorsque la rémunération établie sur la base du Chiffre d’Affaires réalisé trimestriellement n’atteint pas ce seuil, l’employeur est tenu d’acquitter un complément à concurrence du montant indiqué ci-dessus, à valoir sur les rémunérations échues au cours des 3 trimestres suivants et qui ne peut être déduit que si ces rémunérations excèdent la rémunération minimale.

Clause de non concurrence

Si le contrat de travail contient une clause de non concurrence, celle-ci doit être expressément limitée :
  • dans le temps : maximum 2 ans,
  • dans l’espace : zone géographique suffisamment étendue pour ne pas interdire au salarié l’exercice de sa profession,
  • par rapport à son objet (concurrence par rapport à l’entreprise ou par rapport à ses produits).
En contrepartie de cette clause de non concurrence, l’employeur doit au VRP une indemnité compensatrice, attention donc a ce qu’il y ait réellement une indemnité compensatrice avec une valeur réelle et non symbolique, sinon la clause risque d’être nul.
 extrait:
  1. La contrepartie financière est un salaire et non des dommages-intérêts .
  2. Cette contrepartie salariale doit tenir compte des difficultés que vous aurez à retrouver un travail en respectant la clause  dans le secteur professionnel et le bassin géographique qui est le vôtre; Elle ne peut pas, par exemple être progressive en fonction de votre ancienneté. C’est vraiment une estimation de vos difficultés à retrouver un emploi sur le marché du travail local. Actuellement cette contrepartie salariale se situe entre 30% et 50% de votre dernier salaire.  les Prud’hommes peuvent la revaloriser en cas d’abus  sur justification de difficultés objectives.
  3. Les sommes versées sont soumises à cotisations sociales calculée sur la base du salaire brut.
  4. l’action en paiement se prescrit par 3 ans.
  5. Ce « salaire » doit être augmenté de 10% au titre du forfait de congés payés .

Indemnités de rupture du contrat

L’ANI prévoit qu’à la rupture du contrat, des indemnités spécifiques seront dues qui se substitueront, le cas échéant, à l’indemnité légale de clientèle.
Il s’agit soit de l’indemnité conventionnelle de rupture soit de l’indemnité spéciale de rupture, soit enfin de l’indemnité spéciale de mise à la retraite.
L’attribution de l’une ou de l’autre dépend des conditions de la rupture du contrat et leur montant de l’ancienneté du VRP.
Elles ne sont pas cumulables avec l’indemnité de clientèle. Seule la plus favorable au VRP sera due par l’employeur.
En cas de renoncement à l’indemnité de clientèle, le VRP qui part en retraite pourra bénéficier de l’indemnité spéciale de mise à la retraite.

Protection sociale

L’ANI prévoit que le VRP, à partir de deux ans d’ancienneté, bénéficiera de compléments d’indemnisation, en sus de celles versées par la Sécurité Sociale, en cas de maladie, d’accident, d’accident du travail ou de maternité.

Le contrat du représentant non statutaire

L’employeur doit remettre à son salarié un contrat de travail écrit déterminant les conditions essentielles de la collaboration, notamment : l’étendue de la mission, l’horaire de travail, le lieu éventuel de travail, la rémunération, la Convention Collective applicable et, s’il y en a une, la période d’essai.

Revenus

  • La rémunération, quelle que soit sa forme (fixe et/ou commissions sur Chiffre d’Affaires) est déterminée dans les conditions de droit commun.
  • Les règles relatives aux congés payés sont également applicables, le salarié ayant droit à cinq semaines de congés payés après un an de présence.
  • L’indemnité de congés payés versée pendant les congés est en principe calculée sur le dixième de la rémunération des douze mois de référence de la période de congés payés. A condition de le mentionner expressément dans le contrat, il est possible à l’employeur de stipuler une rémunération « congés payés inclus ».

Dispositions spécifiques des Conventions Collectives

De nombreuses règles du droit du travail peuvent se trouver complétées, précisées ou améliorées (parfois dégradés, si si je vous jure ) par des dispositions d’une Convention Collective. . Les règles de la Convention Collective sont obligatoires pour l’entreprise si elle est « étendue », c’est-à-dire si un décret a déterminé qu’elle s’appliquerait à toutes les entreprises de son secteur d’activité, ou si l’entreprise est adhérente d’un syndicat patronal signataire d’une Convention Collective.

Cotisations sociales

Les règles de cotisations sociales de droit commun s’appliquent, comme pour tout salarié . Les représentants non statutaires ne cotisent pas à la caisse spécifique de retraite des VRP mais aux caisses du régime général, ils ont droit à l’assurance chômage.
Remarque : en matière de Sécurité Sociale et dans la mesure où le vendeur salarié (statutaire ou non) ne dépasse pas un certain montant de revenus, les cotisations sociales recouvrées par les URSSAF seront calculées sur la base d’un barème allégé prévu par l’arrêté ministériel datant du 31 mai 2001 (attention, ce barème n’est pas applicable aux VRP multicartes)

Le Vendeur à Domicile Indépendant (VDI)

Le statut de VDI, très couramment utilisé, est parfaitement adapté lorsque le vendeur débute ou souhaite conserver une activité occasionnelle. C’est un statut d’indépendant mais avec des aménagements spécifiques qui ont essentiellement pour but de libérer le vendeur des contraintes habituelles de la création d’entreprise tout en bénéficiant d’un régime social, fiscal et juridique clair et sécurisant.
Son activité se développant, le VDI dont les revenus dépasseront un certain seuil (voir ci-dessous), devra s’inscrire à un registre professionnel pour devenir soit Agent Commercial, soit Commerçant. Bien entendu, il pourra continuer à collaborer avec la ou les entreprises pour lesquelles il était auparavant vendeur sous statut VDI.

Définition légale de l’activité

Le Vendeur à Domicile Indépendant (VDI) et son champ d’activité sont définis par les articles L.135-1 et suivants du Code de commerce.
Pour en savoir plus : Télécharger les articles L.135-1 et suivants du Code de commerce.
Le rôle principal du VDI est de distribuer, c’est-à-dire de conclure des contrats de vente ou de prestation de services auprès d’un particulier, utilisateur final, les produits et/ou services de l’entreprise avec laquelle il a conclu un contrat écrit de distribution.
Statutairement le champ d’activité du VDI correspond au champ d’application des articles L.121-21 et L.121-22 du Code de la consommation relatifs à la vente à domicile.
Pour en savoir plus : Télécharger les articles L.121-21 et L.121-22 du Code de la consommation
La visite et la conclusion du contrat ont lieu au domicile du client, sur son lieu de travail ou dans tous lieux non destinés à la commercialisation de biens ou de services.
Sont ainsi exclues de ce statut :
  • les personnes qui effectuent des ventes à distance (téléphone, Internet, …), pour lesquelles la réglementation sur la vente à distance est applicable,
  • les personnes qui effectuent des ventes sur les marchés, les foires ou les magasins, lieux destinés à la commercialisation habituelle de biens et/ou de services,
  • les personnes qui distribuent des produits financiers, des produits d’assurance, des contrats portants sur des immeubles, ou tout autre bien ou service pour lequel le démarchage est interdit ou réglementé.
En fonction de la politique de l’entreprise, et lorsque le contrat le prévoit, le VDI peut également être amené à effectuer une prestation de service au profit de l’entreprise en parrainant d’autres VDI auprès d’elle et en animant une équipe d’autres VDI.

Les caractéristiques essentielles du statut de VDI

D’un point de vue juridique et fiscal le VDI est un indépendant. Il n’a pas de secteur géographique ou de clientèle spécifique à prospecter (sous la réserve de la condition statutaire de vendre à des particuliers), pas de quotas de vente à réaliser, il reste entièrement libre de consacrer le temps qu’il souhaite à l’activité de vente et peut travailler en même temps pour plusieurs entreprises de Vente Directe (sous la réserve éventuelle de ne pas travailler pour des entreprises directement concurrentes). Il n’a pas de lien de subordination avec l’entreprise et ni le Code du travail ni les Conventions Collectives ne lui sont applicables. Par ailleurs, les revenus d’activité relèvent du régime fiscal propre aux indépendants personnes physiques : soit, selon les cas, des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) ou des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).
L’article L.135-3 du Code de commerce exonère le VDI de l’obligation d’inscription à un registre professionnel en deçà d’un certain seuil de rémunération. Ce seuil est défini par un arrêté du Ministre chargé des affaires sociales et est modifié chaque année. Si ce seuil est dépassé pendant trois années complètes et consécutives, le vendeur perd son statut de VDI et devra alors obligatoirement s’inscrire à un registre professionnel.
D’un point de vue social le VDI est par contre légalement rattaché au régime général de la Sécurité Sociale et bénéficie de droits sociaux au même titre que les salariés. Il n’est pas affilié au Régime Social des Indépendants (RSI).

Il est ainsi possible de cumuler les revenus de VDI :

  • avec les revenus d’une autre activité de vente sous statut VDI, les vendeurs peuvent en effet collaborer avec plusieurs entreprises de Vente Directe dans les limites éventuellement fixées par les contrats souscrits (interdiction par exemple de vendre des produits directement concurrents),
  • avec les revenus procurés par une activité salariée ou indépendante en cours, sous réserve d’éventuelles incompatibilités touchant aux activités entre elles ou, le cas échéant, à leurs régimes sociaux entre eux.
  • avec les revenus des agents publics si les conditions légales de cumul sont remplies,
  • avec l’allocation d’aide au retour à l’emploi versée par Pôe Emploi dans le cadre défini par la Convention du 19 février 2009,
  • avec la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE) dans le cadre du « complément de libre choix d’activité »,
  • avec les prestations vieillesse. La diversité des régimes et des situations nécessite la consultation de la caisse de rattachement,
  • avec la pension d’invalidité de la Sécurité Sociale dans les limites fixées par les articles L. 341-10, R. 341-16 et D. 341-2 du code de la Sécurité Sociale, et avec l’allocation pour adultes handicapés,
  • etc.

 

 

VDI mandataire, VDI acheteur-revendeur, VDI courtier.

Le VDI peut se voir proposer trois types de contrats différents qui, sans changer son statut social, modifieront la nature de la relation commerciale entre l’entreprise, le vendeur et le client : VDI mandataire, VDI acheteur-revendeur, VDI courtier.

Le contrat de VDI courtier reste très peu utilisé. Les entreprises de Vente Directe, selon leur mode d’organisation, proposent soit le contrat de VDI mandataire, soit le contrat de VDI acheteur-revendeur, globalement à part égale.

Le contrat proposé doit impérativement et clairement définir de quel type de contrat il s’agit.

Quel que soit le type de contrat proposé, le vendeur dispose d’une grande autonomie dans l’organisation de son activité (prospection clientèle, organisation des rendez-vous ou des réunions de vente, valorisation des produits, …) et détermine librement le temps qu’il entend consacrer à son activité et ses objectifs financiers.
Dans tous les cas également, le plan de rémunération et, le cas échéant, « le guide vendeur » sont annexés au contrat du VDI.

Le VDI mandataire

Le mandat est défini et régi par les articles 1984 et suivants au Code civil.
Le contrat VDI stipule que l’entreprise (le mandant) donne au vendeur (le mandataire) le pouvoir de prendre des commandes auprès de la clientèle au nom et pour le compte de l’entreprise.
L’entreprise reste propriétaire de la marchandise et le vendeur n’a pas à en faire l’acquisition. Parfois, le contrat de mandat peut être associé à un contrat de dépôt. Dans ce cas, le vendeur se voit également confier une mission de stockage des marchandises à livrer.
Les clauses du contrat permettront de définir précisément l’étendue de la mission du vendeur mandataire (s’agissant de la livraison des produits, du recueil des paiements, …).
En contrepartie de son activité, le vendeur perçoit des commissions généralement assises sur le Chiffre d’Affaires réalisé et sur lesquelles des cotisations sociales seront calculées.
Le vendeur dont l’activité devient à plein temps et dont les gains dépassent le seuil légal devra s’inscrire au Registre Spécial des Agents Commerciaux et deviendra Agent Commercial.

Le VDI acheteur-revendeur

Dans ce cas, le contrat VDI stipule que le vendeur achètera puis revendra à son tour la marchandise fournie par l’entreprise de Vente Directe.
Le vendeur bénéficie de remises quantitatives sur les produits qu’il revend et livre à ses clients avec une marge bénéficiaire. Cette marge constituera les gains de l’intéressé, sur lesquels les cotisations sociales seront calculées.
Le vendeur est libre d’appliquer les tarifs de revente qu’il souhaite, dans la limite d’un éventuel tarif maximum conseillé par l’entreprise.
Les clauses du contrat permettront de préciser le fonctionnement de la relation d’affaire.
Le vendeur dont l’activité devient à plein temps et dont les gains dépassent le seuil légal devra s’inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés et deviendra Commerçant.
D’une manière générale, le vendeur doit s’assurer, avant de s’engager, que le contrat écrit proposé est équilibré et que l’entreprise apporte au démarrage de l’activité un soutien technique et pratique de nature à faciliter le bon déroulement des premières ventes et leur développement.

Les obligations de l’entreprise

Un contrat écrit : La relation contractuelle doit obligatoirement être formalisée par un écrit précisant les obligations réciproques de chacune des parties. Les conditions de rémunération, en tant qu’éléments du contrat, doivent être parfaitement définies et claires.
Attention : le contrat de distributeur sous statut VDI est toujours conclu avec l’entreprise et jamais avec les distributeurs indépendants de celle-ci.
L’information du vendeur sur son statut et ses obligations statutaires : A l’occasion de la signature du contrat, le vendeur doit recevoir de la part de l’entreprise une information détaillée sur ses obligations et ses droits en matière commerciale, fiscale et sociale. Ces informations sont généralement compilées dans le « guide vendeur » des entreprises.
La formation : L’entreprise propose généralement une formation initiale, avant la signature du contrat ou immédiatement après :
  • sur les produits et services à distribuer, les techniques commerciales et l’organisation de la distribution,
  • juridique sur la législation protectrice des consommateurs et la déontologie professionnelle.

La Fédération de la Vente Directe propose sur son site, en accès libre et gratuit, un CD-Rom de formation intitulé « La Vente Directe en toute confiance » qui fait le point sur la réglementation de la vente à domicile.

Certaines entreprises proposent également, en cours de contrat VDI ou si le vendeur évolue vers un autre niveau de responsabilité (en devenant Agent Commercial ou Commerçant par exemple), de participer à des formations destinées à améliorer ses compétences en matière de vente ou d’organisation de son activité.
L’action commerciale : Le vendeur peut être associé à des actions promotionnelles et publicitaires sous forme d’échantillons, de cadeaux, de voyages destinés à la clientèle, aux hôtesses ou à lui-même. Le vendeur peut également être invité par l’entreprise à participer aux manifestations, parfois festives, qu’elle organise dans le cadre de sa stratégie commerciale.

Les obligations du Vendeur à Domicile Indépendant

Le vendeur est tenu à une obligation de loyauté vis-à-vis du client comme de l’entreprise, s’agissant particulièrement du respect :
  • de la réglementation protectrice des consommateurs et de la déontologie professionnelle,
  • de l’exclusivité de prospection, de démonstration et de vente des produits ou services aux particuliers, dans les lieux déterminés par la loi (conditions statutaires),
  • des règles de fonctionnement établies par l’entreprise pour protéger son image et celle de ses produits ou services, ou encore pour assurer le bon fonctionnement organisationnel du réseau de distribution et son intégrité. Ces règles sont explicitées dans le contrat, le « guide vendeur » mais résultent également de l’usage établi et dont le vendeur est informé.
Même s’il ne s’agit pas formellement d’une obligation pour le vendeur, il est très fortement recommandé aux VDI, dans leur intérêt personnel, de souscrire auprès d’une compagnie d’assurance une garantie « responsabilité civile professionnelle » pour leurs activités de vente et une garantie pour l’utilisation professionnelle de leur véhicule automobile. Certaines enteprises de Vente Directe proposent une affiliation au contrat d’assurance de l’un de leurs assureurs partenaires.

La prestation de service d’animation

Un certain nombre d’entreprises organisatrices de réseaux exclusivement ou majoritairement composés d’indépendants autorisent dans leur contrat les VDI expérimentés à parrainer auprès d’elle d’autres vendeurs et leur permettent ainsi de constituer une équipe de vendeurs qu’ils seront chargés d’animer aux fins de développer les compétences et les ventes de chacun des membres de l’équipe ainsi constituée.
Cette fonction spécifique du VDI est une prestation de service qu’il rend à l’entreprise et qu’elle seule rémunère sous forme de « commissions d’animation ».
Cette fonction est encadrée juridiquement par l’article L.135-2 du Code de commerce, l’article L.122-6, 2° du Code de la consommation et les clauses du contrat de telle sorte que les revenus des VDI membres du réseau et ceux de l’entreprise proviennent des ventes de produits et/ou services faites aux consommateurs finaux.

Les outils commerciaux

Au démarrage de l’activité et tout au long de la relation contractuelle, l’entreprise prêtera ou proposera l’acquisition d’outils d’aide à la vente, des collections et, pour les VDI acheteurs-revendeurs un stock de marchandises.
  • La malette de démonstration ou kit de démarrage : ce kit permet au vendeur de commencer son activité. Il contient par exemple des échantillons, des catalogues, des outils d’aide à la vente, les tarifs (le cas échéant uniquement conseillés) et les bons de commande client. Sont contenu sera à renouveler régulièrement.
  • Les collections : dans certains secteurs d’activité (textile, bijoux…) les entreprises proposent aux VDI de travailler avec des collections qui sont renouvelées plusieurs fois par an. L’entreprise doit informer le vendeur des modalités de fonctionnement qu’elle a mise en place pour ces collections. Elles peuvent être prêtées ou vendues, avec possibilité de les acquérir gratuitement si un  Chiffre d’Affaires minimum a été réalisé sur une période donnée par exemple.
  • Les stocks de marchandises : le VDI acheteur revendeur va être amené à constituer un stock de marchandises qui lui appartiendra (stock dont le volume doit rester raisonnable et cohérent avec la capacité de distribution du vendeur). Il bénéficie alors, en application de l’article L.122-6, 2° du Code de la consommation, d’une garantie légale de reprise des marchandises invendues à au moins 90 % de leur valeur d’acquisition, sur une période d’un an minimum.
Pour en savoir plus : Télécharger l’article L.122-6 du Code de la consommation
A noter : en application du Code de conduite des entreprises de Vente Directe, les entreprises membres de la Fédération de la Vente Directe s’engagent, en cohérence avec les exigences légales et sur certains aspects en complément de celles-ci, à ce que :
  • « Les droits d’entrée et les autres dépenses nécessaires à l’activité supportée par un vendeur, lors de son recrutement ou sur une base périodique, à l’exception des achats de produits destinés à la revente aux consommateurs (pour les acheteurs revendeurs), ne doivent pas constituer une source de profits pour l’entreprise ou une source de revenus des vendeurs ». Article 2-5.
  •  « A la rupture du contrat du vendeur, la société doit rependre les stocks de produits commercialisables, les mallettes de démonstration, le matériel de formation, les aides à la vente acquis au cours des 12 derniers mois en état de revente ou d’utilisation, et les créditer sur la base du coût réel d’acquisition nette éventuellement réduit d’une somme à la charge du vendeur qui ne peut dépasser 10 % du coût réel d’acquisition ». Article 2-6.
Le statut de VDI a été imaginé et conçu de telle manière que le vendeur ait le moins possible de démarches et de contraintes administratives à assumer s’agissant de sa protection sociale ou de l’imposition de ses revenus. Il y en a cependant un minimum, incontournables.

La protection sociale du Vendeur à Domicile Indépendant

Les VDI, par définition non inscrits à un registre professionnel, relèvent du régime général de la Sécurité Sociale par application de l’article L. 311-3, 20°. Ils ne sont donc pas, comme les autres indépendants, rattachés au Régime Social des Indépendants (RSI).
Pour en savoir plus : Télécharger l’article L.311-3

L’immatriculation à la Sécurité Sociale : lorsque le VDI débute son activité, il doit obligatoirement communiquer à l’entreprise son numéro de Sécurité Sociale ou, s’il n’a jamais été immatriculé, en faire personnellement la demande auprès de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) dans les plus brefs délais (article R. 312-8 du code de la Sécurité Sociale).

Le VDI étant un indépendant, l’entreprise n’a pas à faire de Déclaration Unique d’Embauche pour le vendeur recruté.

Le calcul et le versement des cotisations au régime général de Sécurité Sociale : en application de l’article R.312-5 du Code de la Sécurité Sociale c’est l’entreprise qui va calculer le montant des cotisations sociales (assurance maladie, assurance vieillesse, accident du travail, …) sur la base du revenu brut du VDI (marge et/ou commissions) en faisant application du barème fixé par l’arrêté du 31 mai 2001 et de sa circulaire d’application, puis les payer à l’URSSAF.
Un bulletin de précompte doit être établi et communiqué au vendeur faisant apparaître notamment les données d’identification, les gains perçus durant le trimestre écoulé et le montant des cotisations sociales dues et payées.

Le VDI étant un indépendant, aucune cotisation obligatoire au titre de l’assurance chômage n’est due. Le VDI n’a donc pas droit aux allocations chômage au titre de son activité de vente à domicile.

Ouverture des droits à l’assurance maladie : les conditions d’ouverture des droits maladie, maternité, invalidité, décès sont définies par les articles R. 313-1 à R. 313-17 du code de la Sécurité Sociale et sont les mêmes que pour les salariés.
Validation de trimestre de retraite au régime de base : les conditions de validation de trimestre de cotisation au régime d’assurance vieillesse de base sont définies par les articles L. 351-2, R. 351-1 et R. 351-9 du code de la Sécurité Sociale et sont les mêmes que pour les salariés.
Attention : le VDI ne cotise pas à une caisse de retraite complémentaire et n’acquière donc pas de droits à ce titre.
Le VDI doit prêter attention à exercer un minimum d’activité et par conséquent verser (par l’intermédiaire de l’entreprise) un minimum de cotisations pour voir prétendre au bénéfice des prestations sociales et valider des trimestres de retraite au régime de base. Ces minima sont différents d’une prestation à l’autre. Pour des informations plus précises, se rapporter au Guide Pratique du VDI.

La situation fiscale du Vendeur à Domicile Indépendant

Compte du niveau des recettes habituellement perçues par les VDI, la très grande majorité d’entre eux peuvent bénéficier d’une franchise en base de TVA et du régime de la micro-entreprise pour l’imposition des revenus.

le VDI ne peut par contre pas opter, au titre de son activité de vente à domicile sous statut VDI, pour le régime social et fiscal de l’auto-entrepreneur.

La déclaration de début d’activité :
Pour être correctement identifié par les services fiscaux, le VDI doit effectuer une déclaration de début d’activité auprès du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) de l’URSSAF dont il relève lorsque son activité devient habituelle, c’est-à-dire dans les permiers mois à compter de la première vente. La plupart des VDI peut réaliser cette opération par télédéclaration sur le site de l’URSSAF : www.cfe.urssaf.fr/saisiepl/unsecure_index.jsp. Cette déclaration n’implique pas l’inscription à un registre professionnel mais permet une identification statistique et fiscale par l’attribution d’un code APE (47.99A vente à domicile) et d’un numéro SIRET. En cas de besoin, l’entreprise de Vente Directe fournira les indications utiles pour remplir correctement ce formulaire.

La franchise en base de TVA et le régime fiscal de la micro-entreprise : pour bénéficier de cette franchise et du régime fiscal de la micro-entreprise, le VDI ne doit pas dépasser les seuils de recettes annuelles suivants :

  • pour un mandataire (Bénéfices Non Commerciaux, micro BNC), le montant brut annuel des commissions (sur vente et éventuellement d’animation) doit être inférieur à 32.100 € (seuil en 2010),
  • pour un acheteur-revendeur (Bénéfices Industriels et Commerciaux, micro BIC) le Chiffre d’Affaires annuel pour l’activité de vente doit être inférieur à 80.300 € et, à l’intérieur de ce seuil global, les éventuelles commissions d’animation inférieures à 32.100 € (seuils en 2010).
Dans ce cas, le VDI ne facturera ni ne déduira de TVA, son résultat imposbale sera calculé forfaitairement par application d’un abattement représentatif des frais et il sera dispensé de tenir une comptabilité (seulement un livre journal et un registre des achats, le cas échéant).

La déclaration des revenus : Pour déclarer ses revenus d’activité au titre de l’imposition des revenus des personnes physiques, le VDI doit se procurer le formulaire de déclaration complémentaire 2042 C auprès de son centre des impôts ou sur Internet.

  • Le montant brut des commissions (sur vente et éventuellement d’animation) des VDI mandataires doit être déclaré dans la rubrique consacrée aux Bénéfices Non Commerciaux (BNC) non professionnels ou profesionnels selon les cas.
  • Le Chiffre d’Affaires pour l’activité de vente et les éventuelles commissions brutes d’animation des VDI acheteurs-revendeurs doivent être déclarés dans la rubrique consacrée aux Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) non professionnels ou professionnels selon les cas.
La Contribution Economique Territoriale :
Comme tout indépendant et dès que son activité devient habituelle, le VDI est en principe redevable de la Contribution Economique Territoriale (CET) prévue par les articles 1447-0 et suivants du code général des impôts. Celle-ci, qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010, se compose d’une cotisation foncière (Contribution Foncière des Entreprises, CFE) et d’une cositation sur la veleur ajoutée. Seule la première des deux est susceptible d’être due par le VDI, la seconde n’étant due que si le Chiffre d’Affaires annuel est supérieur à 152.500 €.
Cependant, en application de l’article 1457 du même Code, le VDI bénéficie d’une exonération totale de cette CFE lorsque sa rémunération brute annuelle est inférieure à 16,5 % du plafond annuel de la Sécurité Sociale (soit 6.001 € pour les rémunérations perçues en 2012).
La rémunération brute annuelle qui est prise en compte pour apprécier si le seuil a été ou non dépassé est le cumul annuel des commissions brutes sur ventes des VDI mandataires ou des marges brutes des VDI acheteurs-revendeurs (soit le Chiffre d’Affaires moins le prix d’acquisition des marchandises) auxquelles s’ajoutent les éventuelles commissions brutes d’animation. En application des articles 1467 A et 1478 du même code, les périodes de référence prises en compte pour évaluer si le seuil est ou non dépassé sont n, n-1 et n-2 les trois premières années d’activité et n-2 les années suivantes.
Attention, lorsque l’activité a débuté en cours d’année, une rémunération théorique de la première année sera reconstituée en fonction des rémunérations perçues pendant les mois d’activité effective.
Ainsi, le VDI dont la rémunération au cours de la première année d’activité est inférieure à ce seuil, bénéficiera d’une exonération totale de la Contribution Foncière pendant un maximum de trois ans même s’il a dépassé le seuil d’exonération au cours de ses deuxième et troisième années d’activité.
Lorsque le VDI n’est pas exonéré de la CFE, celle-ci ne sera de toute manière due qu’à compter de la première année civile peline d’activité, donc pas pour l’année au cours de laquelle l’activité a débuté.
La somme due correspondra dans la très grande majorité des cas à la contribution minimum définie par l’article 1647 D du code général des impôts. Si la commune l’a prévu et que le VDI démontre que son activité est à temps partiel ou pour une durée inférieure à 9 mois dans l’année, il pourra demander une réduction de moitié de cette contribution minimum.

 Agent Commercial

Le statut d’Agent Commercial est régi par les articles L. 134-1 à L. 134-17 du Code du commerce.

L’Agent Commercial peut être soit une personne physique (exercice de l’activité en nom personnel) soit une personne morale (EURL, SARL, etc.).
C’est un mandataire chargé, de façon permanente et indépendante, de négocier et éventuellement de conclure des contrats de vente, d’achat, de location ou de prestations de services, au nom et pour le compte d’autres entreprises (le ou les mandants).

L’agent commercial est considéré comme un véritable créateur d’entreprise et ne doit pas être sous la subordination du ou de ses mandants. C’est ce qui le distingue du représentant salarié (VRP ou représentant non statutaire).

Parmi les différents critères existants pour apprécier cette indépendance, on peut citer :

  • liberté d’organisation de son entreprise : l’Agent Commercial, contrairement au représentant salarié, dispose d’une large initiative pour développer la commercialisation des produits dont il a la charge. Il n’a pas à se conformer aux instructions du mandant (par exemple, il n’a pas à fournir de comptes rendus de visites). Il peut recruter son personnel sans autorisation à obtenir,
  • liberté du choix de ses activités : il peut agir pour plusieurs mandants (sous réserve de son obligation de non-concurrence, à condition qu’elle soit écrite dans son contrat d’Agent Commercial) et exercer simultanément d’autres professions,
  • à la différence du représentant salarié, l’Agent Commercial prend des risques et engage son patrimoine (ou celui de son entreprise, suivant la structure juridique qu’il choisit),
  • comme tout entrepreneur, il peut acquérir et transmettre les éléments d’actif de son entreprise.

Aspects fiscaux et sociaux :

Si l’Agent Commercial est une personne physique :
  • il est imposé au titre de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC),
  • il doit s’affilier :
    • au régime social des indépendants pour bénéficier des couvertures maladie, maternité, retraite, invalidité et décès,
    • à l’URSSAF, pour bénéficier des Allocations Familiales (versement des cotisations d’allocations familiales, de la CSG et de la CRDS auprès de l’URSSAF, prestations versées par la CAF),
  • il a la possibilité d’adhérer à une association de gestion agréée.
Si l’Agent Commercial est une personne morale (EURL, SARL, …) :
  • le régime de protection sociale de rattachement – régime général ou régime des indépendants – des dirigeants et associés dépendra de la forme juridique de l’entreprise et de leur statut dans celle-ci,
  • le régime d’imposition des associés dépendra du régime fiscal de la société (impôt sur le revenu si EURL, impôt sur les sociétés pour les autres),
  • si l’entreprise est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), elle peut adhérer à une association de gestion agréée.
Dans tous les cas, l’Agent Commercial est redevable de la Taxe Professionnelle. Il bénéficie par contre d’une franchise de TVA s’il relève du régime fiscal de la micro-entreprise.
 

Le contrat d’Agent Commercial

L’écrit n’est pas obligatoire mais vivement conseillé. Le contrat est à durée déterminée ou indéterminée.
Les parties sont tenues à une obligation réciproque de loyauté.
L’Agent Commercial a une obligation de non concurrence : il ne peut en effet représenter une entreprise concurrente de celle de l’un de ses mandants sans l’accord de ce dernier.
La rémunération est librement fixée par les parties. Il s’agit dans la plupart des cas d’une commission assise sur le Chiffre d’Affaires réalisé.
Une clause de non concurrence après la cessation du contrat peut être prévue : elle doit être établie par écrit, limitée dans sa portée (durée de l’interdiction, secteur concerné, marchandises concernées) et faire l’objet d’une compensation financière.
La cessation du contrat ouvre droit à une indemnité sauf lorsque celle-ci résulte d’une rupture à l’initiative de l’Agent, d’une faute grave de celui-ci ou de la cession du contrat à un tiers (avec l’accord du mandant).

Les Agents Commerciaux et les Commerçants doivent, avant de débuter leur activité, s’inscrire à un registre professionnel.

Les Agents Commerciaux devront s’inscrire au Registre Spécial des Agents Commerciaux (RSAC) dans tous les cas et, en plus, au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) s’ils exercent leur activité sous forme de personne morale.
Les Commerçants devront s’inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) qu’ils exercent en nom personnel ou sous forme de société.
Les formalités d’inscription seront effectuées en s’adressant au Centre de Formalité des Entreprises (CFE). Il en existe au moins un par département. En règle générale les CFE siègent au greffe du tribunal de commerce pour les Agents Commerciaux, personnes physiques et à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) pour les Agents Commerciaux en forme de société et les Commerçants personnes physiques ou en forme de société.
Pour plus d’informations, consulter l’annuaire des CFE de l’INSEE 
En application des articles L. 135-3 du Code du commerce et 5 de l’arrêté du 31 mai 2001, les immatriculations au registre du commerce et des sociétés (RCS) et/ou au registre spécial des agents commerciaux (RSAC) doivent être effectuées par le VDI qui a obtenu des gains supérieurs à 50 % du plafond annuel de la Sécurité Sociale chaque année et pendant trois années pleines et consécutives (ces conditions sont cumulatives), soit 18.186 € pour l’année 2012, 17.676 € pour l’année 2011, 17.310 € pour l’année 2010 et 17.154 € pour l’année 2009.
La rémunération visée est celle prise en compte pour le calcul des cotisations sociales des VDI, soit la rémunération brute après déduction des frais professionnels.
Attention : Si le seuil est dépassé, les vendeurs deviendront alors soit des agents commerciaux soit des commerçants. Ils pourront, s’ils en remplissent les conditions, rester dans le régime fiscal « spécial BNC » ou «micro BIC », selon les cas, ou opter pour le régime du prélèvement social et éventuellement fiscal libératoire applicable à l’auto-entrepreneur. En application de l’article L. 135-1 du Code de commerce, pour une activité de vente « à domicile » dans le cadre des articles L. 121-21 et suivants du Code de la consommation, le choix du régime de l’auto-entrepreneur ne dispense pas le vendeur de s’inscrire à un registre professionnel (RSAC ou RCS).
 note d’expérience il ne faut surtout pas créer son auto entreprise avant d’être aller au tribunal de commerce, car le logiciel est incapable de faire la correction et on vous demandera de supprimer votre entreprise pour la recréer.

il faudra remplir le Cerfa n°13847*03 ou Autre numéro : AC0 – ACO

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/R20446

et faites attention au chômage, de plus, prenez un statut large dans vos activités.

Sachez que le site autoentrepeneur est mal fait et il bug. Vous devrez payez des droits pour le registre par chèque. Le plus simple est d’aller directement au tribunal pour s’enregistrer sinon c’est la galère.

Pour personne morale (société) ou personne physique (entreprise individuelle).

Peut être utilisée également pour se déclarer en auto-entrepreneur.

Entreprise commerciale

 Un vendeur, dès le début de son activité ou après avoir été VDI, peut créer son entreprise commerciale, en nom personnel ou sous forme de société (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, Société à Responsabilité Limitée (SARL), Société en Nom Collectif (SNC), …), pour encadrer son activité de vente des produits et/ou services de l’entreprise ou des entreprises de Vente Directe (et éventuellement d’autres activités) avec lesquelles il collabore. 

La SARL et la SNC nécessitent au minimum 2 associés.

L’EURL et l’entreprise individuelle correspondant à une activité développée par une seule personne.

Le vendeur peut bénéficier des nombreux dispositifs d’aide à la création d’entreprise proposés par l’Etat mais aussi les collectivités locales.

Le Commerçant peut être soit une personne physique (exercice de l’activité en nom personnel) soit une personne morale (EURL, SARL, etc.).
Contrairement à l’Agent Commercial, le Commerçant achète et revend la marchandise de ou des entreprises avec lesquelles il collabore. Il agit donc pour son propre compte. Il est libre d’appliquer les tarifs de revente qu’il souhaite, dans la limite d’un éventuel tarif maximum conseillé par l’entreprise.

En tant qu’indépendant, le Commerçant organise librement son entreprise et son activité, dans les limites (protection de l’image de l’entreprise, de ses produits, …) éventuellement définies dans le contrat de distribution qui le lie à l’entreprise. Il n’y a pas de lien de subordination entre lui et l’entreprise.

Comme tout entrepreneur, le Commerçant prend des risques et engage son patrimoine (ou celui de son entreprise, suivant la structure juridique qu’il choisit). Il peut acquérir et transmettre les éléments d’actif de son entreprise.

Aspects fiscaux et sociaux :

Si le commerçant est une personne physique :
  • il est imposé au titre de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC),
  • il doit s’affilier :
    • au régime social des indépendants pour bénéficier des couvertures maladie, maternité, retraite, invalidité et décès,
    • à l’URSSAF, pour bénéficier des allocations familiales (versement des cotisations d’Allocations Familiales, de la CSG et de la CRDS auprès de l’URSSAF, prestations versées par la CAF).
  • Il a la possibilité d’adhérer à une association de gestion agréée.
Si le commerçant est une personne morale (EURL, SARL, …) :
  • le régime social de rattachement (maladie, maternité, retraite, invalidité, décès, allocations familiales, …) des dirigeants et associés dépendra de la forme juridique de l’entreprise et de leur statut dans celle-ci,
  • le régime d’imposition des associés dépendra du régime fiscal de la société (impôt sur le revenu si EURL, impôt sur les sociétés pour les autres),
  • si l’entreprise est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), elle peut adhérer à une association de gestion agréée.
Dans tous les cas, le Commerçant est redevable de la Taxe Professionnelle. Il bénéficie par contre d’une franchise de TVA (à condition de ne pas la facturer) s’il relève du régime fiscal de la micro-entreprise.

Les contrats avec les fournisseurs

La coopération commerciale entre l’entreprise fournisseur des produits et le Commerçant revendeur peut prendre différentes formes contractuelles : contrat cadre de distribution simple ou contrat plus élaboré (contrat de concession exclusive par exemple).
 

La conduite à l’égard des vendeurs tel que préconisé par la fédération de la vente directe

Le Code de conduite des entreprises de Vente Directe régit les relations entre les vendeurs et les entreprises. 

Ces règles sont appliquées par les entreprises adhérentes de la Fédération de la Vente Directe.

Il régit les relations entre l’Entreprise et les vendeurs par le respect de 7 engagements :

 Le respect des Codes de la Vente Directe par le vendeur

La société doit exiger des vendeurs, comme une condition de participation à l’organisation de vente de la société, le respect du Code éthique de la Vente Directe ainsi que du Code de conduite des entreprises de Vente Directe, ou de règles de conduite identiques à cette éthique.

 L’information

Les actions engagées par les sociétés et les vendeurs pour le recrutement de nouveaux vendeurs sont menées avec une volonté permanente de clarté et d’honnêteté. Les sociétés et les vendeurs communiquent des informations complètes et vérifiables sur les clauses du contrat proposé, et toute promesse devra être tenue. Les sociétés informent, avec précision et exactitude, les vendeurs sur les perspectives de gains, les frais professionnels, les règles commerciales, fiscales, sociales applicables et sur les revenus liés aux ventes réalisées soit par le vendeur lui-même, soit par les vendeurs qu’il anime. Les modalités d’obtention des revenus doivent être transparentes, compréhensibles et sans équivoque.
Les sociétés fournissent toute information concernant les livraisons, les annulations et tout élément significatif dans le cadre du contrat commercial entre les sociétés et les vendeurs.
Les sociétés et les vendeurs doivent mener leurs actions dans le respect de la vie privée du vendeur, en s’interdisant par exemple de présenter des perspectives d’évolutions personnelles ou familiales qui ne relèvent pas du domaine professionnel. Ils s’interdisent également de mener toute action auprès d’autres vendeurs dans des domaines religieux, politiques ou de nature similaire.

 Les sources de revenus

Les sociétés donnent aux vendeurs une information sur les perspectives de ventes et les revenus appuyées sur des faits vérifiables.
Tout revenu trouve son origine dans l’activité de vente, y compris les achats pour usage personnel des vendeurs, ainsi les revenus du vendeur évoluent en fonction du prix de vente des produits et/ou du nombre de ses ventes et/ou des ventes obtenues par le groupe de vendeurs qu’il a recruté, formé et animé.

 Le contrat écrit

Les sociétés doivent fournir aux vendeurs un contrat écrit, signé par le vendeur, et contenant tous les éléments essentiels de leur collaboration.
Si un vendeur direct achète des produits, du matériel de promotion, des aides à la vente ou des mallettes de démonstration lorsqu’il débute ses activités, le contrat établi par écrit doit lui accorder le droit de renvoyer, dans leur état initial, la mallette de démonstration, et tous les achats éventuels qu’il a effectués, avec le remboursement complet des sommes qu’il a versées en paiement, s’il résilie son contrat par écrit, dans un délai de 14 jours calendaires à compter du jour de la signature du contrat.

 Les frais d’administration

Les frais d’administration et les autres dépenses nécessaires à l’exercice de l’activité supportés par un vendeur lors de son recrutement ou au cours de son activité, et éventuellement sur une base périodique, à l’exception des achats de produits destinés à la revente aux consommateurs ou à sa consommation personnelle, ne doivent en aucun cas constituer une source de profits pour l’entreprise ou une source de revenus pour les vendeurs.

 Supports de communication

Les compagnies doivent interdire aux vendeurs de proposer aux autres vendeurs des supports, quels qu’ils soient, qui ne respectent pas les normes de l’entreprise.
Ces propositions ne doivent jamais prendre un caractère obligatoire. Les vendeurs qui proposent des outils de formation et promotionnels, sous forme imprimée, audio, audiovisuelle ou électronique, doivent bénéficier de l’accord préalable de leur entreprise, qui valide que leur conception et leur contenu respectent la politique de l’entreprise et les règles déontologiques de la profession.
Les supports proposés ne peuvent constituer une source de revenus pour les vendeurs et cette activité doit être assortie de garanties de reprises conformes aux règles de ce Code.

 L’expiration du contrat

A la rupture du contrat d’un vendeur, la société doit reprendre les stocks de produits commercialisables, les mallettes de démonstration, le matériel de formation, les aides à la vente, acquis au cours des 12 derniers mois en état de revente ou d’utilisation, et les créditer sur la base du coût réel d’acquisition net éventuellement réduit d’une somme à la charge du vendeur qui ne peut dépasser 10% du coût réel d’acquisition net.

Le stock des vendeurs

Les sociétés traitent directement les commandes transmises par tous les vendeurs, pour leur verser en contrepartie les commissions, primes et remises.
Les sociétés ne doivent pas encourager les vendeurs à se constituer des stocks de produits sans rapport avec le potentiel des ventes lié à la nature et à la compétitivité de ces produits sur le marché, à la situation concurrentielle ainsi qu’à la politique de retour et de remboursement des produits. Les sociétés prennent les dispositions nécessaires pour que les produits constituant le stock des vendeurs n’excèdent pas la quantité qui peut être raisonnablement vendue par eux dans les 30 jours, le cas échéant en tenant compte de leur consommation personnelle.

 La détermination des revenus

Les sociétés doivent adresser à chaque vendeur des états périodiques, au moins trimestriels concernant leurs revenus (commissions, primes, remises ou tout autre élément significatif, conformément au contrat signé entre la société et le vendeur, et en accord avec les règles commerciales et les obligations sociales), et concernant les ventes, les paiements, les livraisons et les annulations.

 La Formation

Les sociétés et les vendeurs forment les autres vendeurs grâce à des informations adaptées en contenu et en temps et comprenant au moins les lois spécifiques à la Vente Directe et les règles des Codes de la Vente Directe, les autres obligations légales du vendeur, la présentation de la société et de ses produits ou services, ainsi que les conditions de vente ou de prestation et de crédit.

Les critères à vérifier avant de vous engager dans un MLM

Avant de s’aventurer dans toute entreprise de MLM, voici quelques conditions incontournables, auxquelles vous devez absolument être attentif :

  1. Vérifiez que ce n’est pas un ponzi
  2. Une équipe de management solide qui a derrière elle, plusieurs années de réussite dans l’industrie du MLM.
    Ils savent combiner et développer une opportunité parfaitement adaptée à la fois au marché actuel et pour les 10 prochaines années à venir.

  3. L’entreprise a de supers produits  « TRÈS POPULAIRES » aujourd’hui et pour les années à venir.
    Des produits de grande qualité, apportant une grande valeur ajouté au consommateur final (c’est très important)

  4. Une entreprise proposant des produits dont le prix d’achat/vente est compétitif comparé à des produits de qualité similaire, proposés dans la distribution classique.
    Le prix ne doit pas être un frein. Si vous le jugez cher, les gens à qui vous le proposez le trouveront certainement trop cher.

  5. Un système de compensation facile à comprendre et à expliquer qui est surtout avantageux pour les distributeurs.

  6. Un système marketing efficace et facile à dupliquer. Des formations efficaces pour les débutants, des systèmes de présentations, vous permettant de vous développer rapidement. Idéalement l’entreprise donne du lead.

  7. La possibilité d’utiliser internet comme moyen de recrutement. Si l’entreprise vous limite dans vos démarches marketing, alors il vaut mieux changer rapidement.
    Plus vous avez de liberté dans votre manière de gérer le business, meilleurs en seront vos résultats.

  8. Une compagnie en pleine expansion, se développant rapidement et mondialement, dont le taux d’attrition (le nombre de distributeurs se désengageant) est FAIBLE…

  9. Une entreprise où il est possible de gagner de l’argent. Un nombre important de distributeurs dépassent les 2 000 euros de commissions mensuelles.

9. Regardez aussi le nombre de distributeurs qui sont jeté dehors (auquel on retire le mandat) car souvent cela trafique les stats avec par exemple 15 embauchés et 5 qui restent. Regardez bien les objectifs.

Avant de vous lancer cassons les mythes:

 

1- Le MLM, c’est facile.

Non ce n’est pas vrai, le MLM est simple dans son concept mais pas plus.

Oubliez les promesses du genre « gagnez 5 000 € par mois en travaillant deux heures par jour ! ». Un vendeur à plein temps peut espérer gagner le Smic. Mais en ne travaillant qu’un ou deux jours par semaine, vous ne dépasserez guère les 400 € par mois.
Le chiffre d’affaires annuel moyen réalisé par un vendeur à domicile exerçant à titre occasionnel en 2010 s’élevait à 6 030 €, selon la fédération européenne des associations de vente directe (Seldia). Il s’agit donc davantage d’un complément de revenu, « où le but est surtout de se faire plaisir », témoigne Martin.
Les seniors arrivent d’ailleurs en nombre sur ce secteur : en plus de compléter leur retraite, la vente directe leur apporte un supplément de convivialité et de socialisation. Les vendeurs – des femmes, à 77 % – sont 90 % à pratiquer la vente multiniveau à temps partiel.
Plus révélateur encore : il est communément admis que 97 % des personnes qui se lancent dans la vente multiniveau abandonnent rapidement.
Un chiffre dû sans doute aux promesses d’argent facile, qui se heurtent à la réalité du travail.
Pour Jacques Cosnefroy, il s’explique aussi par le fait que, plus que dans n’importe quel autre secteur, n’importe qui peut tenter sa chance : « 80 % des vendeurs n’avaient jamais été formés au commerce auparavant ! C’est donc une chance pour eux. Quant à ceux qui réussissent à gagner leur vie, il n’est pas rare qu’ils se dirigent ensuite vers l’entreprenariat ».

2- Il suffit de parler à 3 personnes et tu seras riche

Non, il faut parler des milliers de personnes pour être riche. C’est le gros problème du débutant et de son carnet d’adresse.

Un fait demeure, pour bâtir votre business de MLM, il faut créer des relations, ce n’est pas pour rien que l’on appelle aussi le MLM, le marketing relationnel.

road-sign-lying-mensonges

3- Dans ce MLM, on devient riche sans recruter

Faux, c’est un mythe. Ça n’existe pas.

Le fait de recruter un filleul ne peut pas être rémunéré : la commission ne peut se faire que sur le chiffre d’affaires de ce dernier. Car le but de l’entreprise est de vendre ses produits. C’est là tout l’enjeu du statut de parrain : si le filleul n’est pas formé correctement, il vendra peu, voire pas du tout et ne générera ni chiffre d’affaires, ni commission. Recruter un filleul nécessite donc un investissement personnel très important : il faut le former, le soutenir, le motiver… Ce qui représente un véritable travail de chef d’équipe, qui n’est pas à la portée de tous.

4- Je vais t’aider à tout faire, il suffit de signer le contrat représentant

Seul le contrat représentant l’intéresse.

 

5- Dans le MLM, tu n’as pas besoin de recruter, il suffit de faire des clients…

Vous ne pouvez pas faire des millions de clients à vous tout seul.

Mais un bon réseau doit permettre à ses vendeurs de vivre exclusivement de l’activité de vente. « Il est primordial que dans un MLM, le vendeur ait la possibilité, s’il le souhaite, de rester simplement vendeur, sans être obligé d’en parrainer d’autres »

En général, les commissions se situent entre 25 et 35 % du prix du produit, certaines allant jusqu’à 40 %.
« Ceci dit, une commission de 15 % sur un produit très facile à vendre peut permettre d’engranger plus de revenus qu’une commission de 40 % sur un produit difficile à placer »,

6- Tu n’as pas besoin de formation dans le MLM, tout le monde peut le faire

Fuyez tout simplement. Tout le monde ne peut pas faire le MLM car tout le monde ne peut pas être commercial. C’est pour ça qu’il y a des formations. Il faut un certain profil pour réussir et le profil recherché est (roulement de tambours) entrepreneur…

 

7- Tu auras la liberté financière en moins de 2 ans

Mon opinion : Faux , peut être commencerez-vous tout juste à gagner le smic en 2 ans.

 

8- Ma société de MLM est la meilleure.

Mon opinion :  C’est le genre de personne qui y croit .

 

9- Utilisez vos amis et votre carnet pour vos premières ventes

Vos amis et proches auront tendance à accepter votre offre, pour vous faire plaisir ou pour avoir la paix si vous avez de la chance, car si même eux n’acceptent pas, qui va accepter?Si ils n’acceptent pas votre carnet d’adresse ne sert à rien et vous ne pourrez pas démarrer. Mais souvent ils n’acceptent pas car ils veulent que vous fassiez vos preuves.

Le débutant n’ayant pas de carnet va se faire avoir.

 

 

10- On offre la meilleure formation dans notre entreprise MLM

Mon opinion : idem

 

11- Avec le MLM, tu va devenir très riche très rapidement

Non, le MLM n’est pas un moyen de devenir riche rapidement… désolé. revoir point plus haut

Le fait de recruter un filleul ne peut pas être rémunéré : la commission ne peut se faire que sur le chiffre d’affaires de ce dernier. Car le but de l’entreprise est de vendre ses produits. C’est là tout l’enjeu du statut de parrain : si le filleul n’est pas formé correctement, il vendra peu, voire pas du tout et ne générera ni chiffre d’affaires, ni commission. Recruter un filleul nécessite donc un investissement personnel très important : il faut le former, le soutenir, le motiver… Ce qui représente un véritable travail de chef d’équipe, qui n’est pas à la portée de tous.

Oubliez néanmoins les promesses du genre « gagnez 5 000 € par mois en travaillant deux heures par jour ! ». Un vendeur à plein temps peut espérer gagner le Smic. Mais en ne travaillant qu’un ou deux jours par semaine, vous ne dépasserez guère les 400 € par mois.
Le chiffre d’affaires annuel moyen réalisé par un vendeur à domicile exerçant à titre occasionnel en 2010 s’élevait à 6 030 €, selon la fédération européenne des associations de vente directe (Seldia). Il s’agit donc davantage d’un complément de revenu, « où le but est surtout de se faire plaisir », témoigne Sylvie C.
Plus révélateur encore : il est communément admis que 97 % des personnes qui se lancent dans la vente multiniveau abandonnent rapidement.

12- Il te suffit de signer 2 personnes qui vont signer 2 personnes chacune et tu seras millionnaire

La vie n’est pas aussi belle… désolé. Sinon ma liste de parrainage crowdimo aurait déjà 200 investisseurs et pas 15.

 

13- Je vais mettre un système en place pour toi, il suffit de signer le contrat représentant

Demandez à voir le système avant de signer (juste au cas où).

 

14- Tu n’a pas besoin de recruter, il y aura du débordement de toute façon

Si tout le monde attend le débordement, il n’y aura pas de débordement au final…

 

15- Tu n’es pas bon en recrutement, il suffit de faire des clients

On a déjà parlé de ça, n’est-ce pas ? Vous devez trouver une façon de devenir bon en recrutement ET bon en vente, surtout en vente. Cela reste donc une affirmation presque véridique.

 

16- C’ est facile de trouver des prospects ou des clients

Désolé de vous décevoir, mais c’est faux. C’est même la partie la plus difficile. Sinon tout le monde serait riche, n’est-ce pas ?

Sachez qu’il faut souvent avoir du cash , beaucoup de cash surtout au début pour pouvoir acheter la liste de prospect …

Concernant le parrainage

L’enjeu du statut de parrain : si le filleul n’est pas formé correctement, il vendra peu, voire pas du tout et ne générera ni chiffre d’affaires, ni commission. Recruter un filleul nécessite donc un investissement personnel très important : il faut le former, le soutenir, le motiver…déjà que trouver le filleul est difficile, alors en plus il faut le former et qu’il n’abandonne pas (97% d’abandon)

Ensuite le client enfin trouvé, tous les « réseauteurs » peuvent en témoigner : « On passe un temps fou à essayer de convaincre les clients que le multiniveau n’est pas un système pyramidal ». Un temps fou à se justifier que la boite est bien. Car, si le « Multi level marketing » est parfaitement légal, les système pyramidaux, eux, sont interdits « dans tous les pays », précise Jacques Cosnefroy, de la Fédération de la vente directe.

Et enfin on passe à la vente.

17- Tu peux cumuler plusieurs MLM

OUI-NON Sur le papier, vous pouvez cumuler plusieurs MLM. Mais est-ce que c’est vraiment faisable d’organiser des réunions de vente pour 2 sociétés ? De se former à 2 catalogues produits ? Et est-ce que ce serait cohérent ? Tupperware le mercredi, Herbalife le samedi… Hum c’est moyen quand même. Après il peut y avoir 2 sociétés complémentaires bien entendu. Dans la finance difficile de ne pas faire 2 produits ou plus (immobiliers et crédits et assurances).

18- Tu peux travailler avec qui tu veux !

Faux ! En MLM, vous travaillez avec ceux qui veulent bien travailler avec vous ! C’est tellement difficile de recruter en MLM, qu’on ne fait pas vraiment la fine bouche à dire : « Non lui je ne le prends pas parce que ce n’est pas un leader ». Si vous choisissez vraiment avec qui vous travaillez, dans 10 ans vous aurez toujours 3 ou 4 personnes dans votre réseau. Même vos amis sont difficiles à convaincre, car ils savent que vous bosser depuis pas longtemps et attendent les preuves, qui ne viendront jamais vu que vous n’arrivez pas à vendre.

19- Tu peux travailler depuis n’importe où dans le Monde !

Là encore, ce n’est pas vraiment réaliste. Pour une raison simple : dans le MLM traditionnel, c’est VOUS qui livrez vos clients. Donc vous devez être présent dans un pays où votre société est présente. Mais vous devez aussi être présent là où vos clients sont présents (c’est mieux pour organiser des réunions de vente). Donc oubliez la savane du Kenya ou l’Amazonie…

20- Tu peux travailler quand tu veux !

C’est plutôt vrai à première vue. Si le jeudi après-midi vous ne voulez pas travailler, vous n’avez aucune obligation de le faire. Mais ça veut dire que vous n’allez rien gagner ce jour là, dans la mesure où votre revenu les premières années sont des revenus actifs, et non pas des revenus passifs. Pas de réunion de vente = pas d’argent. Pas d’entretien de recrutement = pas de développement de l’activité.

Le chiffre d’affaires annuel moyen réalisé par un vendeur à domicile exerçant à titre occasionnel en 2010 s’élevait à 6 030 €, selon la fédération européenne des associations de vente directe (Seldia). Il s’agit donc davantage d’un complément de revenu, « où le but est surtout de se faire plaisir », témoigne Sylvie C.
Les seniors arrivent d’ailleurs en nombre sur ce secteur : en plus de compléter leur retraite, la vente directe leur apporte un supplément de convivialité et de socialisation. Les vendeurs – des femmes, à 77 % – sont 90 % à pratiquer la vente multiniveau à temps partiel.

21- C’est du revenu passif à 100%

Je viens de parler de l’affiliation multi-niveaux en disant que ce n’était pas de tout repos, comme le MLM traditionnel. La différence, c’est que dans l’affiliation, il s’agit d’un vrai revenu passif. Dans le MLM traditionnel, c’est en grande partie du revenu actif, c’est à dire que si vous arrêtez pour partir en vacances, vous ne touchez plus cet argent. Cela prend des années pour avoir un revenu passif, et en plus si vous ne vendez plus , vous perdez votre mandat et la société ne vous paye plus vos affiliations donc vous perdez vos revenus passifs (les contrats sont souvent de 1 an).

22- Tu n’as absolument aucune dépense dans ton activité

Bon, ce premier point était plutôt un mensonge d’escrocs

Quand on recrute, il y a souvent un frein principal : l’investissement de départ, et oui la voiture l’essence le loyer etc? C’est pas gratuit.

Au contraire il faut un maximum de liquide: pour vos dépense, pour acheter la liste des prospects, pour votre activité et comme vous vendez moins qu’une personne expérimenté il faut encore plus d’argent. De plus de par le statut (souvent indépendant), il faut avoir de belles rentrées.

23- Tu n’as pas besoin de vendre ni de recruter

C’est carrément n’importe quoi!

Conclusion:

Un système intéressant et puissant avec ses défauts et ses avantages et un métier clairement commercial.

Notes et références

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