Coupe du Monde de Football 2018 et argent : la Russie

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Coupe du Monde de Football 2018 : la Russie

En 2010, la FIFA met fin au suspens concernant le pays où se déroulera la Coupe du Monde 2018 (de foot).Après l’Allemagne en 2006, l’Afrique du Sud en 2010 et le Brésil en 2014, c’est, à la surprise générale, la Russie qui emporte l’organisation de la 21e édition. Surprise justifiée tant ce gigantesque pays est en retard au niveau de ses infrastructures. Avec une distance de plus de 3 000 kilomètres séparant les deux stades les plus éloignés l’un de l’autre, c’est non seulement des stades que la Russie doit construire, mais elle a également l’obligation de revoir ces réseaux ferroviaires, routiers et aériens. Côté hébergement, le travail est aussi important. La Russie qui accueille en moyenne trois millions de touristes à l’année doit se préparer à recevoir, selon les estimations, environ 4 millions de personnes sur une période de un mois

Alors qu’il y a 20 ans on parlait de budget « Coupe du Monde » en centaines de millions d’euros, pour 2018 on compte en milliards d’euros. La Russie a, comme ses prédécesseurs, augmenté de façon conséquente le montant attribué à tous les chantiers nécessaires à répondre aux exigences du cahier des charges de la FIFA pour l’organisation d’une Coupe du Monde de Football. Dernière augmentation en date, les 510 millions d’euros décrétés en octobre dernier.

Le coût des stades

Dans son dossier de candidature, la Russie a tout d’abord présenté le projet de construction de neufs stades et la rénovation de trois autres répartis sur onze villes :

Le stade Loujniki

Situé à Moscou, il accueillera 7 matchs dont celui d’ouverture ainsi que la finale de cette Coupe du Monde. Construit en 1955, il a été rénové spécialement pour l’événement. D’une capacité de 81 000 personnes, le coût de sa cure de rajeunissement est estimé à 340 millions d’euros.

Le SpartakArena

Ce stade de 45 000 places se trouve également à Moscou. Sa construction a coûté 360 millions d’euros et il s’est vu attribuer 5 des 64 matchs de la coupe.

LeZenit Arena

Il tient la tête de liste dans le palmarès des stades les plus chers avec les 710 millions d’euros pour la construction de ce stade de 67 000 places. 7 matchs, dont l’une des demi-finales. Il s’est élevé à Saint-Pétersbourg qui se situe à 700 km à l’ouest de Moscou.

Le BaltikaArena

Toujours à l’ouest de Moscou (à 1 200 km), près de la frontière de la Pologne, Kaliningrad accueillera 4 matchs dans ce stade de 35 000 places qui aura coûté 230 millions d’euros.

Le Volga Arena

6 matchs se passeront à Nijni Novgorod, situé à 400 km à l’est de Moscou, dans ce stade qui compte 45 000 places pour un coût global de 360 millions d’euros.

Le Kazan Arena

Comme l’indique son nom, le Kazan Arena, quant à lui, est situé à Kazan (800 km à l’est de Moscou). Pour un prix de 290 millions d’euros, la Russie s’est offert un stade de 45000 places où se dérouleront 6 matchs dont 1 quart de finale.

Le Cosmos Arena

Samara, une des villes les plus proches de Moscou avec seulement 100 km les séparant, recevra aussi 6 matchs dont 1 quart de finale dans son stade de 45 000 places qui aura coûté 270 millions d’euros.

Le Yubileyny Stadium

Au sud de Moscou, à 650 km, nous trouverons ce stade 45 000 places dont le prix est estimé à 340 millions d’euros. La ville de Saransk recevra 4 matchs durant cette Coupe du Mode.

Le PobedaStadium

Toujours au sud, à 1 000 km de Moscou, ont été déboursés 330 millions d’euros pour ce stade à Volgograd qui verra se jouer 4 matchs.

Le Levberdon Arena

5 matchs pour ce stade de 290 millions d’euros qui a une capacité de 45 000 places et qui se situe à Rostov-sur-le-Don(100 km au sud de Moscou).

Le Stade olympique

Pour Sotchi, 6 matchs dont 1 quart de finale pour ce stade de 480 millions. Les 47000 spectateurs par match devront parcourir 1600 km depuis Moscou pour y arriver.

Le Central stadion

La rénovation de ce dernier a été estimée à 390 millions d’euros pour obtenir un total de 27 000 places à Ekaterinbourgoù se joueront 4 matchs. 1 700 km séparent Ekaterinbourg de Moscou.

La construction ou la rénovation des stades des villes hôtes font déjà monter la note à plus de 4 milliards d’euros,(280 milliards de roubles !). A titre comparatif, l’Afrique du Sud avait dépensé
1 milliard d’euros dans les stades pour la Coupe du Monde qu’elle a accueillie en 2010. Ces stades russes, d’une capacité totale actuelle de 559 000 places, seront investis ensuite par les équipes de football locales telles que le Spartak de Moscou, le FK Rostov ou encore le Mordovia Saransk (après réduction pour certains de leurs nombres de places).

Les infrastructures ferroviaires, routières et aériennes

La distance entre les événements étant telle que la Russie a dû revoir ses prétentions à la baisse. Les réseaux routiers ont été quelque peu oubliés. Le réseau ferroviaire aussi n’a pas atteint l’essor initialement prévu. A part le train à grande vitesse qui reliera Moscou à Nijni Novgorodet à Saint Pétersbourg, le réseau n’a que peu changé. La mise en place des trains gratuits entre les villes hôtes ne trouvera sans doute pas beaucoup de preneurs. Les supportersdevront plutôt utiliser l’avion pour se déplacer d’une ville à l’autre.

La Russie a engagé un vaste programme de rénovation de l’ensemble des aéroports des villes hôtes. Les deux aéroports de Moscou seront dotés notamment de deux nouveaux terminaux.

A titre indicatif, en 2006, l’Allemagne a dépensé 4 milliards d’euros uniquement pour la rénovation de son réseau routier.

Les structures hôtelières et annexes

Moscou se dit prêt à loger 180 000 personnes par jour. Mais qu’en est-il en réalité ? Les communiqués se contredisent à ce sujet. Les informations sont tout aussi floues quand il s’agit des dépenses liées aux structures annexes telles que les hôpitaux, les centres de soins ou encore les stades d’entraînement.

Le financement

Même si c’est la Coupe du Monde de la FIFA, le financement se partage, à parts non égales, entre le Comité d’Organisation Local du Mondial, l’Etat accueillant la compétition, les régions et les financeurs privés.

Le Comité d’Organisation Local du Mondial

Sa participation s’élève à environ 400 millions d’euros et comprend la planification de la compétition, la gestion des personnels liés aux matchs ainsi que la commercialisation des billets. Il perçoit une subvention de la FIFA d’environ 170 millions d’euros, par contre, c’est lui qui reçoit les bénéfices de la billetterie. En Russie, imaginons que tous les stades soient pleins à chaque match (environ 3 millions de billets) et partons du prix moyen d’un billet, évidemment différent selon que l’on souhaite voir le match d’ouverture, un match de groupe, un quart de finale ou encore une finale, on avoisinera alors les 500 millions d’euros de vente de billets.

L’état, les régions et les financeurs privés

La répartition des dépenses restantes pour cette édition 2018 est la suivante : 58 % seront pris en charge par l’Etat, 14 % par les régions et les 28 % restants par des fonds privés.

L’Etat et les régions auront la charge financière de la construction ou rénovation des stades et des sites d’entraînement, de la mise en place ou de la modernisation des structures de transports et des centres hospitaliers, mais aussi de la logistique, hôtelière et sécuritaire, entre autres, que génère l’arrivée massive de supporters. Les investisseurs privés peuvent apporter leur soutien financier dans l’un ou l’autre de ses postes de dépense. Par exemple, l’équipe du Spartak de Moscou a financé la quasietotalité de la construction du stade Spartak Arena.

La FIFA

L’attribution des primes

Les primes octroyées aux pays participants à la Coupe du Monde sont à l’image des montants de préparation de celle-ci : en hausse !!!

Entre 2010 et 2014, elles ont connu une augmentation de 37 %, entre 2014 et 2018, de 12 %.

Tous les pays accédants à la Coupe du Monde se verront attribuer 8 millions d’euros chacune (dont un quart versé avant l’arrivée en Russie pour couvrir les frais de transport, logement, etc). Ce montant sera réévalué suivant le moment de l’élimination de l’équipe. Eliminée en 8e de finale, l’équipe nationale touchera 9 millions d’euros, en quart de finale, 14 millions. Le 4e de la compétition empochera 20 millions, contre 22 millions pour le 3e. Le finaliste malchanceux, quant à lui se verra attribué 25 millions et le vainqueur… 35 millions d’euros.

Les droits télévisuels et autres

La FIFA a tous les droits sur les retransmissions télévisuels et audiovisuels et contrôle également tout le marketing et les produits dérivés. Pas besoin de plus pour engranger des bénéfices plus que substantiels ! Pour exemple, prenons la Coupe du Monde 2006 en Allemagne : rentrées financières de la FIFA (marketing, droits TV, etc) = 2,35 milliards d’euros / sorties (subventions COL, droits marketing, primes, etc) = 750 millions d’euros… CQFD !!!

Les pays ont-ils raison de postuler pour être pays hôte ?

Une étude a révélé qu’un supporter dépense en moyenne 300 € (chiffres de 2006) par jour en trajet, billet, hébergement, achat de tee-shirts ou autres, quand il suit son équipe sur une Coupe du Monde. Si on considère que le bénéfice des billets revient au COL, que les bénéfices marketing (tee-shirt ou autres) reviennent à la FIFA, on peut se demander si les 4 millions de supporters attendus pour la Coupe du Monde 2018 permettront de rentabiliser l’investissement. Mathématiquement, pour la Russie, cela paraît difficile… Et pourtant, chaque pays « élu » compte sur l’image qu’il va renvoyer aux autres, sur la croissance du tourisme ou encore sur une croissance économique pour faire son retour sur investissement. Malheureusement, avec l’augmentation exponentielle des coûts liés à cet événement, on est en droit de se demander si le grand gagnant n’est pas la FIFA, au détriment du pays accueillant la Coupe du Monde.

Je suis supporter de l’équipe de France

Vous êtes supporter de l’équipe de France et vous rêvez de vous faire plaisir en allant en Russie accompagner votre équipe, au moins sur la période des qualifications de groupe, alors… il vous reste 6 mois pour budgéter votre rêve…

Selon une enquête de Capital, si vous décidez de partir le 14/06 en Russie pour en revenir le 27/06 (soit deux semaines), vous dépenserez environ 3 500 € par personne et vous parcourerez 2 700 km. Pour ce prix, vous aurez l’aller-retour Paris-Moscou en avion, les billets pour les trois matchs, les trajets entre les stades, votre hébergement (pas grand luxe, mais pas super chip non plus), votre nourriture et vos journées touristiques entre matchs. Pour ce prix, vous ne fendrez évidemment pas de l’achat d’un maillot national ou d’une place VIP.

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